Après avoir affronté la dangereuse traversée qui les sépare de l’Italie, les migrants débarqués sur la terre ferme sont pris en charge dans des centres d’accueil. Mais l’Italie n'est, pour beaucoup, qu’un point de passage. 

Lampedusa, petite île italienne la plus proche des terres africaines, est devenue ces dernières années le symbole de l’accueil des migrants. Mais depuis 2013, l’opération Mare Nostrum, lancée dans la foulée du drame de Lampedusa, autorise la marine nationale italienne à patrouiller dans les eaux internationales pour secourir les embarcations des clandestins. Une fois à bord, ils sont débarqués soit à Lampedusa, soit dans des villes siciliennes comme Catane, ou sur le continent, en Calabre.

Pour bon nombre d’entre eux, l'Italie n'est qu’une étape dans leur périple

Les pieds sur la terre ferme, ils doivent en premier lieu passer une visite médicale dans les centres de premiers secours et d’accueil (CSPA), afin d’éliminer tous risques d’épidémies ou de maladies qu’ils auraient pu contracter avant ou pendant la traversée. Par la suite, ils sont déplacés dans des centres d’accueil dispersés dans tout le pays, en attendant une régularisation de leur situation, qui peut durer parfois plusieurs mois. En effet, durant les six derniers mois de l’année 2014, l’Italie aurait reçu près de 45 000 demandes d’asile, selon l’Agence de Statistique Européenne.

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Mais beaucoup de migrants n’attendent pas cette régularisation et préfèrent quitter les centres d’accueil sans papiers, ni statut légal en tentant de poursuivre leur route vers d’autres pays européens. L’Angleterre, via Calais, l’Allemagne ou encore les pays nordiques sont les terres d’accueil les plus convoitées.

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