Le procès du violeur et de l’assassin présumé d’Agnès Marin, l’adolescente de 13 ans dont le corps calciné avait été retrouvé en novembre 2011 à Chambon-sur-Lignon, s’ouvre ce mardi devant les assises des mineurs de Haute-Loire.

Son meurtre avait provoqué  une vive émotion. Agnès Marin, 13 ans, avait été retrouvée morte le 18 novembre 2011. La jeune fille avait disparue deux jours plus tôt à l’occasion d’une sortie lors d’un après-midi de liberté, et d’importantes recherches avaient été menées. Le corps calciné de la jeune fille avait finalement été retrouvé dans les bois près de son collège. Le meurtrier présumé, aujourd’hui âgé de 19 ans, comparait à partir de ce mardi 18 juin devant les assises des mineurs de la Haute-Loire. Il est accusé d’avoir violé et tué Agnès Marin.

Le lourd passé de l'assassin présuméMais au-delà de l’atrocité de crime, c’est surtout le profil de l’assassin présumé qui avait suscité de nombreuses réactions. Elève dans le même établissement que la victime, l’adolescent trainait déjà, à 17 ans, un lourd passé judiciaire. Mis en examen dans le Gard en août 2010 pour viol, il avait d’abord été placé en détention provisoire, avant sa remise en liberté quatre mois plus tard, dans l’attente de son procès. Il était donc scolarisé dans ce collège ouvert, où il côtoyait chaque jour ses camarades. Il est accusé d’avoir entrainé Agnès dans les bois, de l’avoir ligotée à un tronc d’arbre avant de la violer, de la poignarder et de brûler son corps. Peu après la disparition de la jeune fille, il avait, comme ses camarades, activement participé aux recherches avant de reconnaître les faits.

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La réclusion criminelle à perpétuité ?L’enquête n’avait pas montré de problème dans son suivi socio-judiciaire mais la question hante bien sûr tous les esprits depuis le crime. Le procès devrait durer neuf jours. La famille de la victime souhaite la levée du huis-clos afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Mineur au moment des faits, l’accusé pourrait bénéficier de l’exclusion de minorité, ce qui limiterait la peine encourue à vingt ans de prison. Mais la cour pourrait « décider qu’il n’y a pas lieu de le faire bénéficier de l’atténuation de la peine, en raison des circonstances et de la personnalité ou en cas de récidive ». Il encourrait alors la réclusion criminelle à perpétuité.

 

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