Deux hommes de 22 et 23 ans ont menacé de "tout faire péter" dans un train reliant la gare Montparnasse à Mantes-la-Jolie.

Une mauvaise blague qui tombe au mauvais moment. Alors qu’un massacre à bord du Thalys vient d’être évité, deux jeunes hommes ont averti en gare de Meudon les passagers d’un Transilien Montparnasse - Mantes-la-Jolie (Yvelines) qu’une bombe allait exploser, rapporte le Parisien. Ils auraient également confié à l’attention de certains passagers musulmans que "ça va être un Charlie (Hebdo) 2" et prévenu ces derniers qu’ils feraient mieux de déguerpir. Sauf qu’il s’agissait en fait d’une mauvaise blague.

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Le comportement suspect des deux jeunes hommes a généré un vent de panique dans le Transilien. Alerté par deux jeunes femmes qui sont allées taper à sa fenêtre, le conducteur a mis son train à l’arrêt et prévenu la police. Ces dernières ont expliqué que les deux hommes menaçaient de "tout faire péter" affirmant qu’une bombe était cachée sous un siège. Ils ont finalement été interpellés par la police.

L'un des deux hommes a endossé le rôle du terroriste "pour rigoler"

Alors que son taux d’alcoolémie s’est révélé plutôt faible, Taoufik, l'un des deux hommes, a expliqué aux juges "ne pas se souvenir de tout". "J’avais bu, j’ai vraiment fait n’importe quoi", a-t-il regretté. Frédéric, le second prévenu âgé de 23 ans, a nié toute implication. "J’étais en train de manger un sandwich", a-t-il simplement déclaré aux juges. Taoufik, 22 ans, a également justifié leur geste en expliquant avoir subi une remarque raciste de la part d’un passager.

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Afin de se défendre, il aurait alors endossé le rôle d’un terroriste "pour rigoler". Une remarque qui n’a visiblement pas fait rire la juge. "Vendredi, sans l’intervention de jeunes Américains, on aurait eu un massacre. Et donc le dimanche, vous trouvez rigolo de dire qu’il y a une bombe dans le train ! Vous avez une idée du traumatisme que vous avez provoqué ?", a-t-elle questionné.

Taoufik et Frédéric ont été condamnés respectivement à trois ans et 18 mois de prison avec mandat de dépôt pour "apologie d’actes terroristes" par le tribunal correctionnel de Nanterre.

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