Les terroristes présumés, arrêtés le week-end dernier à Strasbourg et à Marseille, avaient effectué des recherches sur une vingtaine de sites de la région parisienne. Ils prévoyaient de frapper le 1er décembre.

Interpellés le week-end dernier à Strasbourg et à Marseille, les cinq hommes soupçonnés d'avoir conçu un projet d'attentat pourraient voir leur garde à vue prolongée au delà de 96 heures. Ils ont laissé échapper peu d'informations, mais un téléphone retrouvé sur les lieux perquisitionnés a permis de déterminer la date et les lieux envisagés pour les attaques.

Selon BFM TV, les policiers ont arrêté le commando juste à temps : il devait frapper le 1er décembre, soit jeudi de la semaine prochaine ! L'un des suspects a avoué qu'ils voulaient viser le 36, quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire, ainsi que le siège de la DGSI à Levallois-Perret. Le téléphone retrouvé confirme ses dires, mais a révélé une vingtaine de cibles potentielles au total.

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Des suspects insoupçonnables

Les djihadistes présumés auraient projeté d'assaillir des stations de métro, des bars de la capitale, le parc d'attraction Disneyland ou encore l'avenue des Champs Élysées, indique BFM TV. Cependant, le petit groupe ne semblait pas bien préparé.

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Ils auront été beaucoup plus efficaces à couvrir leurs traces. Deux d'entre eux seulement étaient connus des autorités, les autres semblaient sans histoire. L'un des suspects, qui travaillait dans une école maternelle de Strasbourg, n'avait en apparence aucun lien avec l'organisation État Islamique et ne semblait pas avoir été radicalisé. On a pourtant retrouvé chez lui des armes à feu et des documents d'allégeance au groupe terroriste.

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