Accusé de viols et d’agressions sexuelles par deux anciennes employés municipales de la commune de Draveil (Essonne) en 2011, le maire UMP de la ville, Georges Tron, vient d’obtenir un non-lieu. Retour sur cette affaire qui lui a coûté sa place de secrétaire d’Etat à la Fonction publique.

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L’affaire est maintenant derrière lui. Selon les informations de Libération, les juges d’instruction ont en effet décidé de suivre les réquisitions du parquet et d’accorder un non-lieu à Georges Tron. Depuis mai 2011, le maire UMP de Draveil (Essonne) était accusé par deux anciennes employées municipales d’avoir abusé d’elles. L’ex-ministre du gouvernement Fillon avait même été mis en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion en juin de cette année-là. Elle aussi, accusée par les plaignantes, Brigitte Gruel, son adjointe à la culture a également bénéficié d’un non-lieu ce mardi. Et alors que les deux accusés avaient été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, Georges Tron a toutefois été contraint de démissionner. Face au scandale provoqué par les accusations portées à son encontre, il a en effet renoncé à son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique en 2011 et à son siège de député un an plus tard.

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Georges Tron a toujours nié les faits"Tout d'abord c'était des massages de pieds, ensuite ça a été de rechercher à me détendre en me faisant des points de pression au niveau des seins et ensuite des caresses beaucoup plus intimes de sa part", avait expliqué l’une deux plaignantes au micro d’Europe 1, peu de temps après avoir porté plainte.  Selon elle, ces moment s’étaient déroulés "exclusivement en tête à tête, toujours enfermés dans son bureau". Reconnaissant s'être trouvée dans une "grande fragilité" à la période où remonteraient les faits, l'ancienne employée de Draveil avait également évoqué avoir subi ce qu'elle appelle une "troisième phase", dans laquelle une tierce personne serait intervenue.De leur côté, Georges Tron et Brigitte Gruel ont toujours nié les faits. Le maire de Draveil avait même porté plainte pour "dénonciations calomnieuses".

Vidéo : non-lieu pour Georges Tron

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