Day Use, un site de réservations d’hôtels à la journée, a récemment lancé une campagne de publicité vantant de manière plus ou moins explicite l’adultère. Une idée quelque peu osée qui amène une question : l’infidélité est-elle devenue un business comme les autres ? Eléments de réponses avec des sites Internet qui surfent actuellement sur cette vague.

©AFP

Depuis quelques jours, les nouvelles affiches publicitaires de Day Use, un site de réservations d’hôtels à la journée, fleurissent dans les grandes villes de l’Hexagone. "Prenez une chambre pour quelques heures", peut-on ainsi lire au-dessus de l’image d’un couple enlacé devant la fenêtre d’une chambre d’hôtel. Et alors que cette campagne semble plus ou moins vanter l’adultère, David Lebée, le fondateur du site s’en défend. "Nous n’avons pas vocation à faire la promotion de l’infidélité, nous répondons à une demande", explique-t-il. Lancée fin 2010, son entreprise voulait en effet offrir à ses clients la possibilité de "payer le juste prix de leur juste utilisation d’une chambre", le tout avec un tarif garanti entre 30% et 70% moins cher que le prix d’une nuitée et en toute discrétion. "En plus du prix, nous ne demandons pas de carte de crédit en garantie à nos clients et leur permettons de réserver rapidement en ligne. Du coup, ils ne laissent pas de trace de leur passage et n’ont pas non plus besoin d’expliquer leur demande au réceptionniste", poursuit-il.

"Nous aidons les clients à vivre leur relation adultère d’une meilleurs manière"

Une initiative qui plaît puisque le site enregistre désormais près de 300 réservations par jour, contre 10 à ses débuts. Et même si Day Use compte davantage de réservations faites par des couples légitimes (40%) que par des couples adultères (35%), David Lebée a sa petite idée pour expliquer le succès rencontré par sa société. "Nous proposons à nos clients du confort et du glamour. Avant, le chef d’entreprise qui trompait sa femme avec sa secrétaire devait le faire dans son bureau quand tous les employés étaient partis. Aujourd’hui, il peut le faire entre midi et deux en toute discrétion dans une chambre". Quant à l’éventuel problème de conscience que son activité pourrait lui poser, le jeune chef d’entreprise confie que ce qui le sauve, c’est le fait de travailler aussi avec des couples légitimes. Selon lui, "cela agit comme une sorte de balance". En ce qui concerne les couples infidèles, David Lebée a, là encore, son explication pour s’ôter tout scrupule : "Quand les gens viennent nous solliciter, ils sont déjà amants. Nous ne faisons donc que les aider à vivre cette relation d’une meilleure manière".

"Les gens osent plus souvent en parler et faire de l’argent avec"

Partageant l’avis de David Lebée sur ce point, Solène Paillet, la responsable communication du site de rencontres extra-conjugales Gleeden, souligne que "la forme traditionnelle du couple n’existe plus. Beaucoup de gens s’aiment mais ont besoin de ne pas être exclusifs pour que leur relation puisse durer. Et de plus en plus de personnes l’assument aujourd’hui". Selon elle, le tabou qui entoure l’adultère commencerait même à disparaître : "Les gens osent plus souvent en parler et faire de la l’argent avec n’est plus un sujet gênant". Si bien que l’entreprise créée par deux Français et basée aux Etats-Unis prévoit d’avoir 2 millions de membres inscrits au début de l’année prochaine. "L’infidélité sur Internet est un business en plein essor", affirme le fondateur de Day Use qui, avec plus de 600 hôtels partenaires dans 10 pays, jouit d’une croissance à trois chiffres chaque année et a généré à ses partenaires – plus de 600 hôtels dans 10 pays – un volume d’affaires de 5 millions d’euros en 2013.

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Conscients que l’infidélité pouvait rapporter gros, d’autres entrepreneurs ont également décidé d’en profiter. A l’instar du site trouver-un-alibi.com, lequel propose toute une série de documents pouvant appuyer une excuse bidon pour conjoints infidèles.

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