Soulagement pour Véronique Bonazzola. Après plus d'un an de procédures, l'ancienne surveillante d'un collège catholique a finalement eu gain de cause au conseil des Prud'hommes, qui a invalidé la légitimité du licenciement dont elle a été victime. Les détails. 

Quand la cougar montre les griffes. Après la diffusion d’un clip de rap dans lequel elle interprète une femme débridée toute en petites tenues et poses suggestives, Véronique Bonazzola, niçoise de 50 ans, est sèchement licenciée, en avril 2012, par le collège de Juan-Les-Pins, où elle officiait depuis 20 ans en tant que surveillante. Invoquant une "faute grave", l’établissement, d’obédiance catholique, n’a dû cautionner telle exhibition et débrayage. Seulement, la femme n’a pas dit son dernier mot.

Tranché aux prud’hommes 

Publicité
Au côté de son avocat, Mme Bonazzola, s’estimant injustement punie, est bien décidée à faire valoir ses droits. Ainsi va-t-elle porter l’affaire devant les tribunaux. Le conseil des prud’hommes jugera finalement, le 29 août dernier, que le licenciement dont a été victime la niçoise n’est motivé par aucune "cause réelle ni sérieuse". Par ailleurs, bien que connaissant le hobbie de son employée, la direction du collège ne l’aurait jamais entretenue de la possible incompatibilité de son métier et de son passe-temps. Autant d’éléments rendant la décision caduque. Son avocat, Me Pierre Chami, a d'ailleurs clamé son contentement : "Ma cliente est satisfaite qu'on reconnaisse sa liberté d'expression. Cette affaire l'a meurtrie. Elle sortait d'un cancer, alors ce travail à mi-temps au collège, c'était une fenêtre sur la jeunesse, ça lui donnait de la lumière." L’ex-surveillante n’a pas souhaité révéler le montant des dommages et intérêts qu’a été condamné à lui verser l’établissement, qui n’a d’ailleurs pas fait appel du jugement.

 

Voici le clip du rappeur Novia, dans lequel figure Véronique Bonazzola, qui lui a valu son licenciement : 

Publicité