Dans un article paru dans la revue Trends in Genetics, un généticien de l'Université de Stanford affirme que l'humanité deviendrait de plus en plus bête.

Platon était-il plus intelligent qu'Einstein, Hannibal que Rommel ou Hippocrate que Pasteur ? Nos ancêtres étaient-ils plus intelligents et sommes-nous de plus en plus bêtes ? Oui, à en croire l'étude de Gerald Crabtree, généticien à l'Université de Stanford aux Etats-Unis. L'invention de l'agriculture, le développement de la vie citadine, et l'augmentation croissante de la population seraient autant de facteurs de la dévalorisation de nos gènes.

Pour faire comprendre sa thèse, le chercheur avance une comparaison humoristique : "Un chasseur-cueilleur qui ne trouvait pas de solution pour fournir de la nourriture ou un abri à sa famille finissait généralement par mourir. Si un cadre de Wall Street faisait la même erreur, il recevrait un bonus important et serait considéré comme attirant. La sélection extrême appartient clairement au passé", explique t-il dans des propos relayés par The Guardian.

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L'amélioration des conditions de vie et de survie pour l'homme, combiné à l'ingestion d'éléments à notre insu comme le fluorure, présent dans l’eau, les pesticides, ou le sucre, contribueraient à cette dégénérescence progressive. Une déperdition à laquelle il faut ajouter le facteur génétique : nos gènes, en particulier celui de l'intelligence, se modifient entre toutes les 20 ou 50 générations. Pour autant la thèse de l'universitaire de Stanford n'a pas manqué de susciter le scepticisme d'un certains nombres de ses collègues. L'étude serait, selon eux, à prendre avec des pincettes. La preuve que les scientifiques, aussi, sont de plus en bêtes ? 

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