Alors qu'un violeur en série sévit dans les rues de Lyon, ciblant principalement les jeunes femmes, les ventes de bombes lacrymogènes connaissent une hausse sensible.
 

Le violeur rode toujours, alors elles s'arment comme elles le peuvent. De plus en plus d'étudiantes lyonnaises vont se fournir dans les armureries pour trouver un moyen de se défendre. Plus rapide et moins fastidieux que les cours de Krav-Maga, c'est la bombe d'autodéfense qui a la côte. Amplifiée par les réseaux sociaux, la psychose est peu à peu en train de s'installer et dope les ventes des professionnels du secteur.

Cédric Gaggiano est armurier dans le 8e arrondissement de Lyon, et il a pu constater le phénomène rapporte Le Progrès. "C’est le défilé des étudiantes. Je vends une quinzaine de bombes de défense par jour. En une semaine, j’ai vendu autant de bombes de défense qu’en un mois normal" explique le gérant. Dans une autre boutique, on dresse le profil de cette nouvelle clientèle : "Une jeune professeur est venue en acheter, des mamans aussi, mais, principalement, ce sont des étudiantes de 18 à 25 ans. Elles veulent simplement continuer à vivre et à sortir. Elles ne cherchent pas de couteaux ou de matraques" rapporte un responsable.

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L'affaire n'est pas sans rappeler celle de Patrick Trémeau. Surnommé "le violeur des parkings", il agissait principalement la nuit et attaquait des femmes dans les parkings souterrains où il les menaçait d'un couteau, puis les violait. Un sort que ne veulent pas connaitre ces jeunes lyonnaises qui s'arment donc pour se défendre. 

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