Dans un rapport que s’est procuré le magazine Challenges, le détail des factures concernant les déplacements d’Agnès Saal montre plein d’invraisemblances.

Moins de 48 heures après la révélation de ses frais de déplacements en taxi exorbitants, la PDG de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) a présenté sa démission sous la pression de Fleur Pellerin, ministre de la Culture, qui l’invitait à partir.

Pouvait-elle rester à son poste devant tant de preuves accablantes ? Dans un dossier de 68 pages que s’est procuré le magazine Challenges, toutes les courses d’Agnès Saal pendant dix mois sont détaillées. La somme en jeu est tout bonnement mirifique : 41 000 euros de frais de taxis.

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Agnès Saal prenait le taxi pour son chauffeur personnel

Parmi ces trajets, on dénombre 266 courses les week-ends et jour fériés – quand son chauffeur personnel n’était pas là pour la transporter – et 204 trajets pour le compte de son fils, soit une ardoise de 7 600 euros.

Mais surtout, le rapport s’alarme d’un "certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés". Une vingtaine de courses seraient concernées.

Plus troublant, certaines factures montreraient qu’Agnès Saal prenait le taxi pour son chauffeur personnel. Ainsi, le 3 juillet, une course facturée 253 euros entre 17h30 et 21h24 comprend un temps d’attente d’1h45.

Quelques semaines après l’affaire Gallet

Selon Challenges, le document récapitule ensuite mois par mois les frais de taxis : 6 161 euros en août, mois où le chauffeur d’Agnès Saal était en congé, 5 280 euros en septembre, 4 759 euros en juillet, entre 2 700 et 3 995 euros les autres mois.

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Cette affaire intervient quelques semaines après celle concernant Mathieu Gallet, président de Radio France. Ce dernier avait été incriminé suite à la révélation du montant occasionné par la réhabilitation de son bureau au siège de l’entreprise audiovisuelle publique. Il a par la suite été blanchi par l’Inspection Générale des Finances (IGF).

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