Présentés à un juge pour enfants ce mercredi, les trois adolescents qui ont agressé un jeune handicapé et posté la vidéo sur Facebook, ont été mis en examen pour violence sur personne vulnérable en réunion, enregistrement et diffusion d’images de violence et complicité.

capture vidéo

Les trois adolescents qui ont agressé un jeune handicapé mental ce dimanche près de Grenoble, et posté la vidéo de la scène sur Facebook, ont été mis en examen. Présentés ce mercredi à un juge pour enfants, et ont été placés sous contrôle judiciaire. Le plus jeune d’entre eux, âgé de 14 ans, identifié comme l’auteur principal de l’agression, a lui été placé dans un foyer, a indiqué le parquet.

Obligation de scolarité pour deux d'entre euxLes deux garçons âgés de 14 et 15 ans ont été mis en examen pour « violences sur personne vulnérable en réunion » et « enregistrement et diffusion d’images de violence ». Le troisième, âge de 16 ans, a lui été mis en examen pour « complicité ». Ces deux derniers ont pu rentrer chez eux, mais ont interdiction de sortir entre 20 heures et 7 heures du matin, interdiction de se rencontrer et de rencontrer leur victime. Ils ont également l’obligation de se rendre à l’école.

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« Leur faire comprendre la gravité des actes qu’ils ont commis »« J’espère que leur mise en examen va permettre qu’on engage un travail de réflexion pour leur faire comprendre la gravité des actes qu’ils ont commis » a déclaré l’avocat du garçon de 15 ans. Jean-Yves Coquillat, procureur de la République à Grenoble, avait indiqué mardi que le mobile de l’agression était vraisemblablement « un contentieux » entre la victime et ses agresseurs, lesquels avaient néanmoins plus agi pour s’amuser. « On peut s'interroger sur la raison, en dehors de la bêtise. C'était une proie facile » avait-il indiqué. « Le mobile profond exprimé à plusieurs reprises par les jeunes était qu'ils ont agi par jeu. L'idée clairement exprimée au départ était de mettre la victime dans l'eau et le but recherché, de s'amuser à ses dépens ».

Vidéo : agression d'un jeune handicapé, les quatre mineurs ont-ils conscience de la gravité de leur geste ?

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