Le procès de Yoni Palmier, surnommé le "tueur de l’Essonne", s’ouvre ce mardi à la Cour d’assises d’Évry. L’homme est accusé d’être l’auteur de quatre meurtres en cinq mois.

Quatre victimes abattues avec une seule et même arme dans un rayon de 10 kilomètres. C’est avec l’étiquette de tueur en série que comparaît ce mardi Yoni Palmier devant la Cour d’assises d’Évry (Essonne). Le marginal de 36 ans est accusé d’avoir commis un quadruple homicide en l’espace de cinq mois, de novembre 2011 à avril 2012. En dépit des preuves qui l’accablent, le "tueur de l’Essonne" nie les faits. Retour sur cette affaire énigmatique.

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Souvenez-vous, la série meurtrière avait débuté le 27 novembre 2011 au premier sous-sol d’un parking de Juvisy-sur-Orge. Une jeune femme de 35 ans, Nathalie Davids, avait été retrouvée morte, son corps criblé de balles. Interpellé, son ex-compagnon avait d’abord avoué partiellement les faits, puis s’était rétracté. Trois mois plus tard, le 22 février, Jean-Yves Bonnerue, un voisin de la première victime avait à son tour été abattu, au même endroit. Le 17 mars, c’est Marcel Brunetto, un octogénaire, qui avait été assassiné devant son domicile à Ris-Orangis. Enfin, le 5 avril à Grigny, la police avait retrouvé le corps de Nadjia Boudjemi-Lahcène, une mère de famille de 48 ans. Quatre meurtres aux coïncidences troublantes, respectant tous le même mode opératoire.

"Je n'ai pas fait ça"

Yoni Palmier est au moment des faits rapidement suspecté. Et pour cause : sa moto Suzuki "blanche et bleue" avait été aperçue par de nombreux témoins non loin des scènes de crime. Plus tard, l’arme avait été retrouvée dans un box à Draveil que louait Yoni Palmier. Pourtant, l’homme affirme qu’il n’a "pas fait ça" et dénonce les agissements d’un mystérieux "groupement" qui aurait tué au hasard pour le venger d’injustices subies, comme le révèle 20 minutes.

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Pour l’heure, l’homme n’a toujours pas de mobile et reste l’un des suspects majeurs de l’affaire. "Il va essayer de s’expliquer. Mais je ne promets pas une grande limpidité", a confié Me Julien Fresnault, l’avocat de Yoni Palmier. Me Élisabeth Auerbacher, l’avocate de Nathalie Dabids, espère du prévenu qu’il "dise enfin pourquoi il s’en est pris à ces personnes", même si les aveux "ne sont pas essentiels dans ce dossier tant les éléments de preuve sont imparables".

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