En déclarant mercredi qu'un père pouvait donner une fessée à son enfant pour le corriger, le pape François s'est attiré les foudres de personnalités politiques et associations. 

Une fessée ne ferait, selon lui, aucun mal. Le pape François a déclaré mercredi, lors de son audience générale consacrée au rôle du père dans la famille, que celui-ci pouvait donner une fessée à son enfant pour le punir. Des déclarations qui ont vivement fait réagir dans plusieurs pays européens. 

"Un bon père sait attendre et pardonner, mais aussi corriger avec fermeté. Il n'est ni faible, ni laxiste, ni sentimental (…) Une fois dans une réunion, j'ai entendu un père déclarer  : 'je dois parfois frapper un peu mes enfants. Mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier'. Cela, c'est beau, il a le sens de la dignité. Il doit punir, et le fait de manière juste.", a-t-il déclaré mercredi, repris par le site FTVi

"Il n'existe aucun coup contre les enfants qui soit digne"

Des propos qui n'ont pas manqué de susciter quelques vives réactions. "Il n'existe aucun coup contre les enfants qui soit digne. Il faut être clair. Toute violence contre des enfants est totalement inacceptable", a ainsi déclaré la ministre allemande de la Famille, Manuela Schwesig (SPD, centre-gauche), dans le quotidien Die Welt

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Même avis du côté du Royaume-Uni, où Peter Saunders, fondateur d'une association britannique anti-pédophilie et membre de la nouvelle commission vaticane de protection de l'enfance, a déclaré au Daily Telegraph que cette déclaration était "très malvenue". "Je suis surpris qu'il l'ai faite, bien qu'il fasse parfois des gaffes", a-t-il estimé. 

En vidéo sur le même thème : La fessée, une punition de plus en plus bannie en Europe 

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