Accusé de plagiat et visiblement affecté par l'ampleur prise par l'affaire, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a finalement donné sa démission auprès du Conseil du Consistoire juif français.

La situation était devenue intenable. Suite aux révélations sur l'usurpation d'un titre universitaire et plusieurs plagiats qu'il aurait commis, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a donné sa démission jeudi 11 avril. Devant le Conseil du Consistoire, l'instance représentative officielle du culte juif en France réunie en cession extraordinaire pour statuer sur son cas, il a expliqué "qu'il ne lui était plus possible de remplir la charge qui est la [s]ienne avec la sérénité et la tranquillité qui en sont les corolaires nécessaires".

"Je m'excuse"Le chef de la communauté juive a ensuite voulu faire amende honorable. "Je présente mes excuses à la Communauté juive de France, aux membres du corps rabbinique, à ma famille et à mes proches pour les souffrances qu'ils ont pu endurer à travers moi", a-t-il expliqué dans un communiqué. Mis en cause pour avoir effectué plusieurs plagiats dans son ouvrage Quarante méditations juives, et pour avoir prétendu être agrégé de philosophie, Gilles Bernheim s'est ensuite rapidement éclipsé du Consistoire.

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Ne pas occulter son bilanSes membres ont toutefois tenu à le "remercier pour l'œuvre décisive qui a été la sienne, depuis 2008, au service et pour le rayonnement du judaïsme français, tandis que de son côté il souhaitait que les faits graves qui lui sont reprochés et qui le marquent, n'occultent pas l'ensemble des actions menées au titre de ses différentes fonctions rabbiniques", a divulgué le service de presse de l'instance juive.  

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