Le 31 décembre dernier, l'ONU a dévoilé sur son compte Twitter quel était le livre le plus emprunté de la bibliothèque de l'ONU. Il s'agit d'un ouvrage qui fait polémique... 

La bibliothèque Dag Hammarskjöld située au siège des Nations Unies à New York, a révélé le 31 décembre dernier sur son compte Twitter officiel quel était le livre le plus emprunté de l'institution. Ce dernier est une thèse sur l'immunité des chefs d'Etat visés pour des crimes de guerre par des tribunaux étrangers.

 

Cette publication a été écrite par Ramona Pedretti, une étudiante en Droit à l'université de Lucerne en Suisse. Dedans, l'auteur définit les deux formes d'immunité possibles pour des chefs d'Etat qui ont des contentieux avec un juge d'un tribunal étranger ou d'une cour internationale. 

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Un choix qui suscite l'indignation 

Les seuls habilités à entrer dans cette bibliothèque prestigieuse sont le personnel du secrétariat de l'ONU ainsi que les délégations nationales. Il semblerait donc que ces derniers soient interessés par l'immunité des chefs d'Etat en terme de crimes internationaux. Cependant la bibliothèque du nom de l'ancien secrétaire général de l'ONU mort en 1961, n'est pas en mesure de préciser quels sont les pays les plus "fascinés" par cette thèse.

Ce tweet de la Dag Hammarskjöld Library a donné lieu à de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Beaucoup d'internautes s'indignent face à ce succès. De son côté, la bibliothèque a réagi lors du briefing de presse quotidien au bureau du Secrétaire général de l’ONU où le porte parole Stéphane Dujarric a dit "ne pas pouvoir indiquer qui avant emprunté le livre".

Pour calmer le jeu, l’ONU a nuancé cette information en indiquant que cet ouvrage était le livre "neuf" le plus emprunté de la bibliothèque et non pas le plus consulté. Le plus lu serait en fait Je suis Malala, l’histoire de Malala Yousafzaï, une jeune pakistanaise agressée par des talibans qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2014.

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Ramona Pedretti a quant à elle répondu au journal Le Temps qu’elle avait été un peu "surprise" par le tweet de la bibliothèque qui compte plus de 45 000 followers : "Il s’agit de ma thèse de doctorat et ce genre de publication part généralement au fin fond des rayons. Mais il est vrai que c’est un sujet très actuel, sur lequel travaille d’ailleurs la Commission du droit international des Nations Unies." 

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