Anne Lauvergeon, ancienne présidente d'Areva, a été mise en examen vendredi dans le cadre d'une enquête sur la société Uramin. Explications. 

L'ancienne présidente du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, a été mise en examen vendredi dans l'une des enquêtes sur les zones d'ombre entourant le rachat d'Uramin en 2007. 

Si elle est mise en examen pour "présentation et publication de comptes inexacts"  et "diffusion de fausses informations" par les juges, elle reste toutefois "témoin assisté" concernant l'enquête sur des soupçons d’abus de pouvoir. Les magistrats estiment en effet qu’elle n’a exercé aucune pression sur ses salariés.

Des pertes abyssales 

"A la suite d’un signalement de la Cour des comptes en février 2014, la justice reproche à l’ancienne dirigeante d’avoir tardé à inscrire dans les comptes d’Areva les pertes abyssales provoquées par le rachat à prix d’or, en juin 2007, de la petite société minière Uramin", rappelle le site Paris Match

Publicité
La société n'a en effet jamais vraiment été capable de produire de l'uranium. Mais l'ancienne patronne d'Areva le savait-elle avant l'achat de la société Uramin ? C'est ce que veulent savoir les enquêteurs. "Concrètement, les juges d'instruction veulent établir si Anne Lauvergeon a fait pression pour minimiser les provisions pour dépréciations d'actifs dans les comptes du groupe, afin de retarder la découverte de l'effondrement de la valeur d'Uramin et masquer cet échec alors qu'elle tentait de se maintenir à la tête du groupe", précise le Jdd.fr.

En vidéo sur le même thème - Uramin : Anne Lauvergeon mise en examen pour "un délit formel" selon son avocat

 

Publicité