Un homme âgé de 32 ans et vivant à Besançon a été condamné pour avoir passé des coups de fils insistants et graveleux à plusieurs personnes. L'une de ses cibles était, sans qu'il ne le sache, la ministre du Travail.  

C'est un petit jeu auquel n'a pas du tout adhéré la ministre du Travail. Un homme a été jugé jeudi pour harcèlement téléphonique pendant plusieurs jours en septembre dernier. Et sa victime n'était autre que Myriam El Khomri. 

"Cela faisait alors quatre jours que le petit cirque durait. La première fois, lorsqu’elle avait décroché, elle avait été confrontée à des cris de jouissance féminine à l’autre bout du combiné. Un petit manège qui s’était répété les jours suivant, de façon aussi lassante que passablement inquiétante", rapporte L'Est Républicain vendredi. 

Un numéro composé au hasard 

Une très mauvaise blague qui a évidemment agacé la ministre du Travail, qui a alors porté plainte dans un commissariat parisien le 16 septembre. Rapidement, les enquêteurs ont pu retrouver le coupable, un habitant de Besançon, dans le Doubs, âgé de 32 ans. 

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Celui-ci a assuré aux autorités qu'il n'avait aucune idée de qui se trouvait au bout du fil. "L'individu a déclaré n'avoir absolument rien contre la ministre du Travail et qu'il n'avait que 'composé le numéro au hasard, comme plein d'autres, pour faire le con'. Ses relevés téléphoniques ont en effet montré que l'homme 's'amusait' régulièrement à ce petit jeu", précise le site RTL.fr.

Une attitude idiote que reconnaît l'auteur des faits. "J’ai 32 ans et j’ai conscience qu’à mon âge, on ne fait pas des trucs comme ça (...) Les policiers me l’ont d’ailleurs dit. C’est des gamineries", a-t-il expliqué devant la justice. 

Le tribunal l'a condamné à trois mois de prison avec sursis et 220 heures de travail d'intérêt général.

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