Annoncée en décembre 2012 par Jean-Marc Ayrault, la "garantie jeune", le nouveau RSA des 18-25 ans, fait son entrée dans dix départements français à partir du 1er octobre.

La "garantie jeune", promise par Jean-Marc Ayrault, fait son entrée ce 1er octobre. Ce dispositif est une aide pour les jeunes qui ont entre 18 et 25 ans, vivant dans la précarité, avec ni école ni emploi dans leurs bagages. Cette jeunesse, souvent exclue, bénéficiera d’une allocation équivalente au revenu de solidarité active (RSA), soit 434 euros, pendant les périodes sans emploi.

Qu’est-ce que la "garantie jeune" ?

Pour pouvoir bénéficier de cette "garantie jeune", il faut être sélectionné par une commission composée de membres de l’administration, d'élus locaux et de spécialistes de l’emploi. Le jeune pourra ensuite signer un contrat avec le service public de l’emploi, pour une durée d'un an renouvelable. De son côté, il s’engage à déclarer ses ressources chaque mois, et à accepter les formations ainsi que les expériences professionnelles qui lui sont proposées, telles que des stages ou encore des CDD. En cas de refus de cet engagement, l’allocation peut être suspendue ou supprimée à tout moment.

Une aide testée sur 10 000 jeunes

Ce plan de lutte contre la pauvreté entre en phase d’expérimentation ce mardi 1er octobre dans dix départements, à savoir les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint-Denis, la Réunion, le Vaucluse, le Lot-et-Garonne, l'Allier, le Puy-de-Dôme, le Finistère, l'Eure, l'Aude et les Vosges. Avec une estimation à 10 000 jeunes pour la première année, le gouvernement prévoit de verser cette aide à 40 000 jeunes la deuxième année, afin d’atteindre un objectif de 100 000 jeunes à la fin du quinquennat de François Hollande. Pour atteindre cet objectif, dix territoires supplémentaires pourront verser la « garantie jeune » à partir de janvier 2014.

Pourquoi cette aide ?

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"Ce sont des jeunes qui ont tellement de problèmes de santé, de famille qu'ils ne peuvent même pas obtenir un emploi aidé du type emploi d'avenir", a expliqué Michel Sapin, le ministre du Travail. Cette allocation versée aux jeunes de 18-25 ans en grande difficulté a été instaurée pour lutter contre la pauvreté et ainsi espérer une baisse de la courbe du chômage annoncée par le président français. Cela a cependant un coût pour le gouvernement estimé entre 500 et 600 millions d’euros par an.

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