Six ans après la création de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), cette dernière devient ce lundi la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Cette nouvelle entité va regrouper les Renseignements Généraux (RG) et le contre-espionnage (DST) afin que les informations circulent mieux entre les services et éviter une nouvelle affaire Merah.

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La Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) devient ce lundi 12 mai la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Basée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), l’entité va regrouper l’ensemble des services de renseignement intérieur. Ainsi, les Renseignements Généraux (RG) et le contre-espionnage (DST) seront sous la même entité afin de faciliter la transmission des données entre les services. La DGSI conserve ses missions de renseignement et de police judiciaire : la direction de la police nationale (DGPN) aura également sa place dans ce conglomérat du renseignement. Le renseignement extérieur (la DGSE) reste, quant à lui, autonome. Il regroupe les opérations spéciales, l’espionnage et le renseignement militaire.

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Eviter une nouvelle affaire Merah

L’objectif de cette nouvelle direction est clair : éviter un nouveau fiasco comme le fut l’affaire Mohamed Merah. En effet, une enquête interne démontrait que la DCRI avait déjà un dossier important sur Mohamed Merah avant même que ce dernier ne commette les meurtres de Toulouse et Montauban. En d'autres termes, le drame aurait pu être évité en 2012. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a par ailleurs expliqué que cette entité allait permettre de poursuivre la politique anti-jihad lancée sous le mandat de son prédécesseur, Manuel Valls.

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Pour cela 430 personnes seront recrutées pour assurer le traitement des informations glanées sur le terrain. Ce seront essentiellement des analystes, des interprètes, des informaticiens et des chercheurs. Ainsi, il n’est plus nécessaire de faire partie des forces de l’ordre pour intégrer le renseignement. Ces nouvelles recrues s’ajouteront aux 3200 fonctionnaires de police qui dépendent déjà de la DGSI.

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