Dans La Belle et la Bête, la chroniqueuse Marcela Iacub raconte la liaison de 7 mois qu’elle a eu avec Dominique Strauss-Kahn en 2012, un ouvrage où elle dresse un portrait peu glorieux de l’ex-patron du FMI, mais également de son ex-femme, Anne Sinclair.

Juriste et chroniqueuse pour Libération, Marcela Iacub raconte dans La Belle et la Bête la liaison qu’elle a eue en 2012 avec Dominique Strauss-Kahn, une histoire qui a duré 7 mois. Dans son livre, elle dresse le portrait d’un homme « double, mi-homme mi-cochon », et dont le Nouvel Observateur publie quelques extraits en exclusivité. Elle écrit : « tu étais vieux, gros, petit et moche. Tu étais machiste et vulgaire (…) sans aucune culture. (..) Tu te comportais comme un méchant porc, tu n'étais plus la victime de la société mais mon bourreau ».

Dans ce portrait très intime, et peu flatteur, de l’ancien patron du FMI, Marcela Iacub évoque son appétit insatiable pour les femmes. « La liste de tes maîtresses, de tes conquêtes d'un jour, de tes putes successives et concomitantes montrait un autre aspect émouvant de ta vie de cochon. Ces femmes étaient laides et vulgaires comme si en chercher de jolies était déjà une manière d'être plus homme que cochon », et revient sur l’affaire du Sofitel. « C'est un cochon qui prend une femme de chambre pour Catherine Deneuve dans Belle de jour. Seul un cochon peut trouver normal qu'une misérable immigrée africaine lui taille une pipe sans contrepartie, juste pour lui faire plaisir et rendre hommage à sa puissance. Et la pauvre est revenue dans la chambre sans que tu lui laisses un quelconque pourboire. La femme de chambre a été horriblement offensée mais pas violée ».

« Anne Sinclair avait ce rêve d'être l'épouse d'un président »Mais Marcela Iacub évoque aussi Anne Sinclair, et emploie des mots d’une extrême dureté. « Très peu de gens savaient que ta femme avait fait de toi un caniche. Tu ne pouvais pas envisager de la quitter parce que cette vie de luxe-là, c'était impossible d'y renoncer une fois que tu y avais goûté » écrit la chroniqueuse, qui va plus loin en décrivant Anne Sinclair comme une femme aimant le pouvoir et son prestige. « Elle avait ce rêve d'être l'épouse d'un président. Et quand elle t'a connu, elle s'est dit : «Celui-ci est mon cheval. Le voilà enfin». Si elle ne l'avait pas tant voulu, tu aurais abandonné la politique ». « J'ai compris à quel point elle est convaincue qu'elle et son mari appartiennent à la caste des maîtres du monde » raconte encore Marcela Iacub, qui a rencontré la journaliste pendant l’écriture de son livre. Sur l’affaire Nafissatou Diallo, elle rapporte les propos échangés avec Anne Sinclair : « Il n'y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage ». Pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs ».

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Dominique Strauss-Kahn n’a pas attendu pour réagir. Il a aussitôt adressé une lettre à Jean Daniel, fondateur du Nouvel Obs, où il se dit « saisi d’un double dégoût », dénonce « le comportement d’une femme qui séduit pour écrire un livre » et « une atteinte méprisable à [sa] vie privée et la dignité humaine », et indique avoir consulté ses avocats.  

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