Le procès d'Odile Varion s'ouvre ce jeudi à Moulins (Alliers). Celle-ci est accusée d'avoir tué son compagnon Didier Lacote en l'empoisonnant. Le corps de ce dernier a été découvert en 2009, dans sa voiture, coupé en deux. 

Accusé d'avoir empoisonné puis coupé en deux le corps de son compagnon, Odile Varion comparaît ce jeudi devant la cour d'assises de l'Allier. Depuis la découverte du corps en mars 2009, la femme a toujours nié être impliquée dans ce meurtre. Agée de 46 ans, celle-ci a déjà effectué onze mois de détention provisoire avant d'être remise en liberté en août 2010.

Une scie circulaire à lame dentée

L'affaire a débuté le 10 mars 2009 lorsque le corps putréfié du quinquagénaire a été découvert dans le coffre de sa Peugeot 306. Alors que son cadavre a été stocké dans de grands sacs-poubelles sous une couverture, coupé en deux au niveau du bassin, Didier  Lacote est vraisemblablement mort intoxiqué à l'atropine, ont indiqué les médecins légistes. L'autopsie a par ailleurs révélé que le corps habillé a été tranché avec une scie circulaire à lame dentée. Selon l'expertise, l'utilisation d'un outil pareil ne nécessite "aucune force physique particulière", selon l'expertise.

Si Odile Varion a toujours clamé son innocence, des faits troublants ont interpellé les enquêteurs. Premièrement, des traces de sang ont été retrouvées au domicile familial, dans la salle de bain, sur la porte de sa chambre, sur des semelles de tennis et sur deux marches d'escalier. Aussi, Didier Lacote a disparu le 12 février 2009, ce jour-là il a eu une relation sexuelle avec une autre femme dans sa voiture, avant de rentrer dîner chez lui. Cependant la compagne de la victime n'a signalé sa disparition qu'une vingtaine de jours plus tard, affirmant alors qu'elle pensait qu'il était "parti en vacances".

Une histoire de famille ?

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Le fils du couple pourrait être impliqué dans le meurtre de son père. Des photographies de son père allongé au sol, le bas du corps nu, prises par ce dernier, ont été trouvées dans l'ordinateur familial. Le père de famille portait à ce moment-là une chemise similaire à celle de la dépouille. Cependant ces clichés, qui avaient été supprimés de l'ordinateur, n'ont pas pu être datés précisement. Mineur au moment des faits, le fils de Didier Lacote sera ultérieurement jugé devant le tribunal pour enfants de Moulins pour "destruction de preuve".

A voir également sur le thème de la justice : meurtre à Nîmes (Gard)

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5 commentaires

Je dis : on lapide les femmes

Portrait de alecarta

Je dis : on lapide les femmes au moyen-orient quand elle connaisse un homme hors mariage. Ici, il l'a trompé et elle s'est vengé... Je ne dis pas que c'est bien, au contraire, mais je trouve la situation équivalente. Réfléchissez-y...

C'est dire que je trouve ça complètement anormal, aussi bien d'un côté que de l'autre !

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Coupable ? La justice

Portrait de MYRRZINN

MYRRZINN

Coupable ? La justice tranchera elle aussi ! Pourvu qu'elle ne réduise pas la peine de moitié ... 

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Un humble "merci" suffit.

Portrait de MYRRZINN

MYRRZINN

Un humble "merci" suffit. Amitié madame mimine 07. Bisous à vous et veuillez pardonner (en rigolant) mes posts délirants !

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Comme si il n'existait que

Portrait de mimine07

Comme si il n'existait que cette solution pour se séparer de son conjoint ou de son compagnon !!! 

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