Christian Iacono, l'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes), a obtenu ce mardi la révision de sa condamnation. Condamné à neuf ans de prison, en 2009, pour le viol de Gabriel Iacono, son petit-fils, l'homme de 79 ans sera alors rejugé.

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La Cour de cassation a tranché en faveur de Christian Iacono, l'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes). Son petit-fils, qui s'est retracté en 2012, l'avait accusé de viol durant son adolescence. Un nouveau procès, qui se déroulera aux assises du Rhône, ouvrira bientôt. Depuis 1945, seuls huit condamnés pour des crimes ont été acquittés au terme d'une procèdure de révision, dont une seule fois dans une affaire sexuelle en 2011.

"Le pardon, ça se mérite"

Christian Iacono avait été condamné à neuf ans de prison en première instance, en 2009, et en appel en février 2011, pour le viol de son petit-fils Gabriel. Puis, en mai 2011, l'affaire avait connu un rebondissement : le jeune homme était revenu sur ses accusations, qu'il a maintenu pendant 11 ans. Il avait alors affirmé "avoir menti, petit, pour attirer l'attention" de sa famille, à un moment où son père était en conflit avec son grand-père.

Par la suite, devant la Cour de révision, Gabriel Iacono avait demandé "pardon" à l'ancien élu avec lequel il ne peut plus rentrer en contact, sur décision de la justice. De son côté, Christian Iacono avait affirmé : "le pardon, ça se mérite". Puis, bouleversé par l'affire, il a assuré qu'il ne pouvait pas condamner un enfant de 10 ans qui, avec un mensonge", a fait de 14 ans de sa vie "un vrai calvaire".

Les faits reprochés

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Gabriel Iacono s'était rétracté en 2012 alors qu'il avait affirmé durant près de quatorze ans être la victime d'abus sexuel au cours de sa jeunesse. Les faits repprochés à son grand-père se seraient déroulés entre 1996 et 1998 dans la villa du maire, à Vence, alors que l'enfant était âgé de 5 à 8 ans.

Vidéo de l'avocat de Christian Iacono : "14 mois d'horreur"

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