Un bénévole des Restos du coeur dit avoir reconnu la femme sur le portrait-robot diffusé par la police nationale. Le corps de la jeune femme, sauvagement assassinée, avait été découvert dans un bois du Jura à la mi-décembre.

L'affaire de la femme "sans visage" a connu un rebondissement ces derniers jours. Un bénévole des Restos du Coeur a assuré dimanche à l'Est Républicain qu'il avait reconnu la femme, retrouvée morte le 15 décembre dernier dans un bois dans le Jura. 

"J’ai vu cette femme pour la dernière fois le 17 novembre, à Besançon. À l’époque, elle vivait dans une voiture avec ce sale type dont elle avait très peur. Elle portait souvent des lunettes pour dissimuler de gros cocards", explique-t-il au quotidien local.

"Le décès a été causé par l’ensemble des coups, notamment au niveau du visage"

La police nationale avait diffusé cet appel à témoins après la découverte d'un corps de jeune femme sur le territoire de la commune du Frasnois (Jura), près de la cascade du Hérisson à la mi-décembre. Le portrait-robot est une image de synthèse en 3D car la femme, sauvagement assassiné, avait été retrouvée toute nue, avec un visage tellement mutilé qu'il était méconnaissable. Par ailleurs, la victime serait une ressortissante bulgare. 

Selon les indications diffusées par la police, la jeune femme est âgée de 16 à 30 ans, mesure 1,67 mètre pour 50 kg et ses cheveux coupés en carré aux épaules sont châtain foncé teints en roux. "Le décès a été causé par l’ensemble des coups, notamment au niveau du visage", a précisé le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon, qui n’exclut pas "une volonté de faire souffrir" de la part de l’auteur. 

"On exclut l’idée que c’était une marginale"

Le décès remonte à quatre ou huit jours avant la découverte du cadavre, qui ne montrait pas de trace d’atteintes sexuelles. "On exclut l’idée que c’était une marginale qui vivrait dans la rue", a dit le magistrat. L’autopsie n’a pas relevé de traces d’alcool ou de stupéfiants, et a montré "une jeune femme soignée de sa personne à la dentition saine", a-t-il ajouté. Selon les bénévoles de Besançon interrogés par L’Est Républicain et France 3 Franche-Comté, il s’agirait "d’une femme d’origine bulgare âgée de 33 ans". "Je suis certain à 90 % que c’est elle", a ajouté l’un des membres de l’association.

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Pour l'instant, l'information n’a pas été confirmée par le procureur qui a tenu à préciser que ses services avaient reçu "énormément d’appels", et que "chaque information doit être vérifiée".

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