Alors qu'il menait une marche en Italie contre la "tyranie de la finance", Jérôme Kerviel devait se rendre à la justice française hier soir. Aux alentours de minuit, il a fini par traverser la frontière italienne pour se livrer aux autorités françaises.

© AFP

AFP

Jérôme Kerviel, l'ex-trader de la Société générale, a franchi la frontière italienne et est rentré en France hier soir, aux alentours de minuit. Arrivé à Menton, celui qui doit purger une peine de trois ans de prison ferme a été interpelé par la police. Une interpellation qui a ému les soutiens de Jérôme Kerviel dont le père Patrice Gourrier qui a appelé à un sit-in silencieux devant le commissariat de Menton où l’ancien trader a passé sa première nuit en détention avant d’être transféré dans un centre pénitentiaire.

L’intéressé avait affirmé à la presse avant son arrestation que "le combat continuera quoi qu'il arrive" et que la Société Générale n’avait pas fini d’entendre parler de lui. Ce dernier a attendu le dernier moment avant de se rendre. Avant de se résigner, Jérôme Kerviel avait au demandé à "rencontrer le président de la République" sans succès.

L’homme qui valait 5 milliards avait entamé une marche entre Rome et Paris pour dénoncer la "tyrannie des marchés" martelant que la Société Générale était au courant des risques qu’il prenait à l’époque.

"Un escroc" pour Michel Sapin

Le ministre des finances et des comptes publics n’y est pas allé de main morte pour décrire la situation de Jérôme Kerviel. "M. Kerviel est un délinquant et un délinquant condamné par la justice française pénalement (...) C'est un escroc" qui "doit bien entendu purger sa peine" a indiqué Michel Sapin lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Pour le ministre, le condamné peut "faire des demandes à l'institution judiciaire pour aménager sa peine" ou alors "saisir le président de la République (...) d'une demande de grâce". Sur cette question, l’entourage du président a fait savoir qu’une telle disposition n’était pas à l’ordre du jour dans la mesure où François Hollande reste "attaché au respect" des décisions de justice.  

Mélenchon évoque l'affaire Dreyfus

Publicité
Soutien de l'ancien trader, Jean-Luc Mélenchon a indiqué sur BFM TV, que Jérôme Kerviel était "innoncent". "C’est un brave mec, qui arrive de sa campagne profonde, qui s’est brûlé au soleil" a indiqué le leader du Front de Gauche. Se justifiant de défendre un ancien magnat de la finance, Jean-Luc Mélenchon a affirmé: " à gauche, on est comme ça, depuis l’Affaire Dreyfus. Dreyfus n’était pas des nôtres et on l’a soutenu".

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité