Dieudonné fait  l’objet d’une enquête pour apologie du terrorisme depuis qu’il a détourné le slogan "e suis Charlie Coulibaly". Aussi, l’humoriste n’est plus le bienvenu dans le plusieurs salles de spectacles en France.

Un message lourd de conséquences. Dimanche en marge de la marche républicaine organisée dans plusieurs villes de France, Dieudonné a publié sur sa page Facebook un message dans lequel il disait se sentir "Charlie Coulibaly". Une contraction du nom du journal Charlie Hebdo, attaqué mercredi dernier par des terroristes, et de celui d’Amedy Coulibaly, l’auteur des attaques de Montrouge et de la porte de Vincennes. Des propos que le ministre de l’Intérieur a qualifiés « d’abjection » et qui ont valu à Dieudonné de faire l’objet d’une enquête pour apologie du terrorisme.

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Des maires refusent qu’il se produise dans leur villeMais la justice et le gouvernement ne sont les seuls à déplorer ce message. Marc Ladreit de Lacharrière, dont le fonds d’investissement contrôle Vega, un exploitant de plusieurs Zénith, a annoncé lundi qu’il avait donné pour instruction à ses équipes de "ne pas programmer le spectacle de Dieudonné". Ce dernier produit en one-man-show « La bête immonde » en province depuis le 27 décembre. Sa tournée doit durer jusqu’en juin. Mais plusieurs maires ont également décidé d’annuler son spectacle, à l’instar de celui de Limoges et celui de Nice.

"Il est hors de question pour moi que M. Bala M Bala qui n’est plus humoriste depuis longtemps (…) se produise dans ma ville", a dénoncé sur Twitter l’édile UMP de Nice, Christian Estrosi.

Mais Dieudonné peut toutefois compté sur le soutien de Jean-Marie Le Pen, lequel a vu une certaine ironie dans cette situation.

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