Le directeur d’une école primaire à Villefontaine (Isère) a été arrêté et placé en garde à vue lundi. Déjà condamné pour détention d’images pornographiques, il est soupçonné d’avoir violé deux élèves.

Un atelier du goût qui aurait mal tourné. Lundi, le directeur d’une école primaire de Villefontaine, dans l’Isère, a été interpellé et placé en garde à vue. Une mesure qui fait suite à l’alerte lancée en fin de semaine dernière par les parents de deux élèves en classe de CP.

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"Des fellations imposées par surprise" ?

Selon les témoignages des deux fillettes, le directeur de l’école, qui assure également le rôle d’enseignant dans une classe, aurait profité d’un "atelier du goût" organisé avec ses élèves pour en violer deux d’entre elles. Pendant  cet atelier, les écoliers devaient découvrir à l’aveugle les saveurs des aliments que leur faisait goûter leur instituteur.  "L'enseignant avait mis en place une sorte de module où les enfants, à tour de rôle, pouvaient aller au fond de la classe (avec lui) dans un espace qui était protégé par un paravent. L'enseignant, après leur avoir bandé les yeux, leur faisait découvrir par le jeu des sens et notamment par le jeu du goût, la réalité de certains objets", a précisé Matthieu Bourrette, procureur de la République au micro de BFM. "Les deux petites filles ont raconté des choses extrêmement troublantes qui, avec leurs mots, peuvent s'apparenter à des fellations imposés par surprise", a-t-il ajouté. Toujours d’après lui, "les deux petites filles auraient décrit quelque chose qui pourrait s'apparenter à un sexe".

Il avait déjà été condamné en 2008

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Agé de 45 ans et père de famille, le suspect est actuellement soupçonné de viols sur mineurs. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont également trouvé une clé USB contenant des images et des films à caractère pédopornographique. Mais ce qui choque le plus les parents d’élèves de cette école c’est que le directeur avait déjà été condamné à six mois de prison avec sursis pour "recel d’images à caractère pédopornographique" avec obligation de soins et mise à l’épreuve en 2008. Cette peine n’avait cependant pas été accompagnée d’une interdiction de travailler au contact des enfants.

 

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