Depuis lundi, Manuela Gonzalez se défend du meurtre de son mari dont elle est accusée. En première instance, elle avait été condamnée à 30 ans de prison. 

Le procès en appel de Manuela Gonzalez, surnommée la "veuve noire" de l'Isère, s'est ouvert lundi au Palais de justice de Valence (Drôme). Accusée d'avoir emprisonné puis brûlé son mari, la quinquagénaire avait été condamnée à 30 ans de réclusion criminelle. Depuis 2010, elle était placée en détention provisoire. Cette fois-ci, elle comparaîtra libre devant la cour d'assises de l'Isère. En septembre dernier, Manuela Gonzalez avait été remise en liberté car le délai entre son premier procès et l'appel avait été jugé trop long.

Les faits remontent à presque dix ans. Le 31 octobre 2008, le corps de son mari, Daniel Cano, est retrouvé brûlé dans sa voiture. L'enquête avait conclu à un incendie volontaire et des traces d'anxiolytique, notamment ceux de sa femme dépressive, avait été révélées dans les analyses toxicologiques.

Fait troublant : un mois auparavant, son mari Daniel Cano avait déja failli périr dans un incendie qui s'était produit dans la chambre conjugale.

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Son cinquième compagnon empoisonné

Le passé de Manuela Gonzalez lui a depuis valu le surnom de "veuve noire". Avant Daniel Cano, quatre autres anciens compagnons avaient subi le même sort. Deux d'entre eux sont morts, les deux autres ont été dans le coma. Le scénario était à chaque fois le même : les hommes avaient été intoxiqués avec une forte dose de médicamments. Le premier décès a été classé comme suicide et, pour le second, la femme âgée de 55 ans a bénéficié d'un non-lieu.

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En ce qui concerne la mort de son dernier compagnon - le cinquième sur la liste - Manuela Gonzalez clame toujours son innoncence. Pour son avocat Me Ranald Callo, "elle est convaincue de convaincre" la cour d’assises d’appel de la Drôme. En première instance, les jurés avaient estimé que "malgré l’absence de preuves évidentes", il y avait "un faisceau d’éléments, un enchaînement des faits, de constatations", qui laissent penser la culpabilité de l'accusée.

De son côté, la famille Cano, défendue par Me Leclerc, est sous tension. Le verdict est attendu le 31 mai prochain.

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