Alors que les députés français viennent de voter contre "tout recours aux violences corporelles", on fait le point sur ce que les parents n'ont déjà pas le droit de faire vis-à-vis de leurs enfants.

La fessée et la claque en sursis

L'Assemblée nationale a voté vendredi soir contre "tout recours aux violences corporelles" des parents envers leurs enfants. Autrement dit, la fessée pourrait être bientôt interdite en France, l'un des derniers grands pays européens avec le Royaume-Uni à la tolérer.

Ce vote fait suite à un amendement déposé par des députés socialistes et écologistes, et fut adopté dans le cadre du projet de loi "Egalité et citoyenneté". Il serait spécifié dans le Code civil, à la partie traitant de l'autorité parentale, que celle-ci a pour devoirs "l'exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles."

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Pourtant, un sondage Ifop, en mars 2015, indiquait que 70 % des Français étaient contre l'interdiction de la fessée. Ils sont même 87 % à avoir déjà eu recours à la fessée envers leurs enfants, selon un sondage de l'Union des familles en Europe (UFE).