Jacques Chirac a été rapatrié du Maroc pour être hospitalisé à Paris le weekend dernier à cause d’une infection pulmonaire. Aujourd'hui, ses proches ne cachent plus leur inquiètude.

Les dernières nouvelles de Jacques Chirac ne sont pas bonnes. Dimanche, on apprenait que l’ancien président de la République avait dû être rapatrié du Maroc où il séjournait depuis le mois d’août à cause d’une infection pulmonaire. Admis en urgence à la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris, l’ex-chef de l’Etat devrait y rester "au moins quelques jours", croit savoir Le Parisien. "Cette fois, je suis un peu inquiet", a confié l’un de ses proches au journal.

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"On sent qu’il n’a plus trop envie de se battre"

Alors que Jacques Chirac est très affaibli depuis son AVC de 2005 et qu’il a déjà été plusieurs fois admis à l’hôpital, aujourd’hui son entourage ne cache plus son inquiétude. D’ordinaire rassurants et peu enclins à donner des détails, ses amis n’hésitent désormais plus à faire part de leurs craintes, ni à décrire le quotidien de l’ancien locataire de l’Elysée. "On sent qu’il n’a plus trop envie de se battre. La mort de sa fille Laurence, en avril, l’a profondément affecté, a raconté un intime au Parisien. Il n’entend plus grand-chose, se déplace en fauteuil roulant et a beaucoup maigri. Sa mémoire est complètement défaillante. Il vit vraiment au ralenti". Il "souffre d’une lente mélancolie", a de son côté indiqué Catherine Nay sur Europe 1.

Des photos très inquiétantes n’ont jamais été publiées

Mais si la mort de la fille aînée du clan Chirac en avril dernier a profondément affecté Jacques Chirac, le quotidien rapporte qu’en décembre dernier, et alors qu’il avait été admis dans le même hôpital parisien, l’ex-chef de l’Etat souffrait déjà d’un "un affaiblissement généralisé". Toujours d’après la même source, "des photos de lui allongé sur une civière et le visage livide, avaient été capturées par un paparazzi. Mais elles n’ont jamais été publiées".

"C’est tout sauf bénin"

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"Dans le cas de Jacques Chirac, une pneumopathie peut être mortelle si elle n’est pas soignée à temps, a de son côté expliqué une source médicale dans les colonnes du journal. C’est tout sauf bénin". Interrogée par Nice Matin la semaine dernière, Bernadette Chirac avait elle aussi fait part de ses craintes concernant l’état de santé de son mari. "Je suis toujours inquiète du jour où il va disparaître", avait-elle avoué, évoquant toutefois "un homme apaisé". Des confidences qui dénotent de celles que l’ex-Première dame avait l’habitude de faire jusqu’à présent. D’ordinaire discrète sur les affaires privées et peu disposée à donner des détails sur l’état de santé de son mari, cette fois-ci Bernadette Chirac s’est livrée sans fard. Un changement d’attitude qui ajoute sans doute à l’inquiétude de leur entourage.