Ce samedi marque le 20e anniversaire de l'attentat du RER B à la station Saint-Michel de Paris, qui avait fait huit morts. Retour sur ce jour qui hante encore les rescapés.  

Le 25 juillet 1995 explosait une bombe à la station RER Saint-Michel, faisant huit morts et plus d'une centaine de blessés. Une explosion réalisée avec une bonbonne de gaz de camping remplie de poudre noire, d’écrous, de vis et de clous qui s'était enclenchée au moment de l'arrivée du train dans la station. 

Aujourd'hui encore, les rescapés et familles de victimes restent hantés par ce drame. Arlette Royer fait partie de ces personnes qui ont pu s'en sortir, mais 20 ans après, reste toujours marquée. "On fait croire aux gens que tout va bien, que c’est derrière nous. J’ai beau faire la forte, la brave devant tout le monde et sourire, en fait, à l’intérieur, ça ne doit pas être vraiment ça. C’est violent et on ne peut pas oublier", explique-t-elle à RFI

"L'horreur"

Un sentiment que connaissent également les autorités (secours et police) qui ont dû intervenir dans les minutes suivant l'attaque. "Ça m’a rappelé l’accident de train de la gare de Lyon, en 1988 (56 morts), avec les mêmes scènes de corps déchiquetés. L’horreur", se rappelle Claude Cancès, qui dirigeait la police judiciaire parisienne à cette époque, interrogé par l'AFP

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L'attentat avait été commandité par le GIA (Groupe islamique armé), qui disait alors vouloir punir la France pour son soutien à Alger. Cette attaque sera le premier attentat d’une série qui fera au total 12 morts et près de 200 blessés jusqu’en décembre 1996, rappelle l'agence.  

Les principaux responsables de l'explosion dans la station Saint-Michel sont aujourd’hui morts ou en prison.

En vidéo sur le même thème : Il y a 20 ans, une bombe explosait dans le RER B à Paris