Igor Bogdanov a comparu hier pour la falsification d’un carnet de vol en hélicoptère. Le document, accusant nombre d’erreurs grotesques, pourrait voir son propriétaire écoper de trois mois de prison avec sursis. 

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Igor Bogdanov, plus brillant en sciences qu’en délits. Le docteur, essayiste et animateur a comparu le mardi 29 janvier dernier devant le tribunal de Versailles. Inculpé pour  "faux" et "usages de faux", celui-ci encoure trois mois de prison avec sursis. En cause ? La probable falsification de son carnet de vol et l’absence de possession de licence de pilotage d’hélicoptère. Un coup dur pour l’écrivain, qui a avoué trouver "douloureux, inconcevable d’être traité comme un délinquant", redoutant l’annonce de la nouvelle à son frère Grichka à l’issue du débat.

Des vices de forme en masse

Alors que l’intéressé, épaulé par son avocat, a réfuté chacun des chefs d’inculpation, les preuves avancées restent accablantes. En septembre 2012, période de sortie d’un de leurs livres, les jumeaux avaient, pour en assurer la promotion, pris la décision de se poser en hélicoptère sur le parking d’un centre commercial d’Etampes, dans l’Essonne. L’autorisation leur avait été refusée, attisant la curiosité des enquêteurs, qui se sont penchés alors sur le dossier accompagnant la requête. Celui-ci était agrémenté d’un carnet de vol "truffé de fausses heures et d’approximations", a expliqué le policier chargé de l’enquête. Igor aurait même poussé la tentative de supercherie jusqu’à affirmer, dans le document, être instructeur.

Le registre fait par ailleurs état de plus de 5000 heures de vol, ce que "seul un pilote professionnel volant tous les jours peut atteindre", a déclaré Frédéric Mazzia, capitaine du bureau de police aéronautique. Les immatriculations des appareils pilotés sont également mis en cause, beaucoup d’entre elles se rapportant à des engins radiés. D’autres correspondent même à des embarcations appartenant aux forces de police ou à des ambulances. Comble de la bourde : le registre fait état d’un vol de 8 heures, tandis que l’hélicoptère utilisé pour ce faire ne possède qu’une autonomie de 2h30 seulement.

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L’avocat du prévenu a réclamé la nullité de procédure et plaidé la relaxe pure et simple de son client, avançant le fait que le carnet de vol utilisé pour preuve n’est en aucun cas un document administratif. Le verdict, lui, tombera le 3 mars prochain. 

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