Dans une interview accordée à la revue jésuite Civilta Cattolica, le pape François s’est exprimé sur de nombreux sujets de société comme l’homosexualité, le divorce ou encore l’avortement. Des thèmes sur lesquels son prédécesseur s’était montré intransigeant. Lui appelle à la « miséricorde ».

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Depuis son arrivée au Vatican, le pape François tente de donner un nouveau souffle à l’Eglise catholique. Dans sa première interview, accordée à la revue jésuite Civilta Cattolica, traduite par la revue en ligne Etudes, il a fait preuve d’un peu plus d’ouverture que son prédécesseur sur certains sujets de société. Alors que Benoît XVI affichait une position extrêmement ferme sur l’homosexualité, le divorce ou encore l’avortement, le pape François, sans non plus révolutionner la pensée de l’Eglise, a recommandé la miséricorde.

« Il faut toujours considérer la personne »Pour lui, les homosexuels et les divorcés doivent ainsi être « accompagnés » avec « miséricorde » et « à partir de leurs conditions de vie réelles ». « Il faut toujours considérer la personne » indique le pape François, car « nous entrons ici dans le mystère de l’homme ». Sur la question de l’avortement, il prône également le pardon dans certaines situations, indiquant que le confessionnal « n’est pas une salle de torture ». « Je pense à cette femme qui avait subi l'échec de son mariage pendant lequel elle avait avorté : elle s'est ensuite remariée et elle vit à présent sereine avec cinq enfants. L'avortement lui pèse énormément et elle est sincèrement repentie. Elle aimerait aller plus loin dans la vie chrétienne. Que fait le confesseur ? » interroge-t-il.

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« Nous devons soigner les blessures de l’Eglise »« Nous devons trouver un nouvel équilibre, sinon l'édifice moral de l'Eglise risque de s'écrouler comme un château de cartes, de perdre la fraîcheur et le parfum de l'Evangile » estime le pape François, ajoutant que « la chose dont a le plus besoin l'Eglise aujourd'hui c'est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité ». Le souverain pontife, qui « compare aussi l’Eglise catholique à « un hôpital de campagne après une bataille » affirme également qu’il est « inutile de demander à un blessé grave s'il a du cholestérol ou si son taux de glycémie est trop élevé ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste ».

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