Pour des raisons affectives ou financières, un certain nombre de locataires d’HLM se refusent à quitter leur logement. En attendant, la liste d'attente ne cesse de s'allonger. 

Dans un rapport de la Cour des comptes, publié le mercredi 8 avril, l'avantage octroyé aux demandeurs les plus aisés dans l'attribution d'une HLM est montré du doigt. En effet, selon le texte, sur la période 2005-2012 "47% des locataires du parc social avaient des revenus dépassant de 60% le plafond de ressources de logements à usage social, alors que 36% des locataires du parc privé avaient des revenus en dessous de ce plafond".

Ces avantages engendrent de nombreux abus et des situations parfois complexes. Interrogé par FranceTV Info, un couple de retraités loge depuis 39 ans dans une HLM alors qu’il touche près de 67 000 euros par an. Bien que les locataires aisés soient soumis à un supplément de loyer de solidarité, celui-ci est loin de les pousser vers le privé.

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Le droit au maintien

Mais ceci n’est en rien répréhensible. Conformément au droit au maintien, lorsqu’une famille obtient un logement social, elle peut y résider aussi longtemps qu’elle le souhaite, même si elle possède les moyens de se loger dans le privé. Mais ce système génère parfois des situations ubuesques. Ainsi, des familles s’entassent dans des petits logements tandis que des couples âgés ou des couples dont les enfants ont quitté le domicile parental, conservent une grande surface.

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Pour pallier ses dysfonctionnements, la Cour des comptes préconise de "réexaminer les conditions de maintien dans les lieux des locataires des logements sociaux" ainsi que de "moduler le loyer à l’entrée dans le logement social et pendant sa durée d’occupation, en fonction du revenu des locataires".

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