L’ancien maire d’Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville, comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour, entres autres, "détournement de fonds publics". Cette affaire seraitt directement liée à celle de "financement occulte" de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.

Le maire d’Hénin-Beaumont de 2001 à 2009, Gérard Dalongeville est convoqué ce lundi au tribunal correctionnel de Béthune aux côtés de vingt prévenus dont son adjoint aux finances de 2001 à 2008, Claude Chopin. L’ex-élu avait par ailleurs été détenu à titre préventif avant l’ouverture de ce procès.

Une nouvelle affaire de détournement de fondsAprès les condamnations successives des élus socialistes Jean-Pierre Kucheida et de Sylvie Andrieux pour détournement de fonds, cette nouvelle affaire met le Parti Socialiste dans l’embarras. Et pour cause, l’ex-élu est poursuivi pour "détournement de fonds publics", "faux et usage de faux", "favoritisme" et "corruption". Les vingt personnes qui comparaissent pour ce procès sont en effet accusées d’avoir détourné quatre millions d’euros sous la forme de fausses factures entre 2006 et avril 2009. Cette somme d’argent aurait ensuite permis de financer la fédération socialiste du Pas-de-Calais, la plus puissante du pays.

Une affaire lourde pour le gouvernementCette nouvelle affaire écorne encore l’image d’irréprochabilité que souhaitait défendre François Hollande. Ce dernier a d’ailleurs été invité à témoigner, pour cette affaire. Pour le moment, Gérard Dalongeville met en cause son adjoint aux finances, Claude Chopin. Il a en effet affirmé "(qu’)il n’y a aucun élément" contre lui et que le dossier va "tomber au tribunal".

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L’avocate qui représente la commune d’Hénin-Beaumont, Me Charlotte Feutrie a, quant à elle, mis en avant que l’affaire doit mettre en cause non seulement les élus mais également le Parti Socialiste. "J'attends de ce procès qu'on puisse enfin évoquer ce que le tribunal de Béthune ne veut pas évoquer, c'est-à-dire le PS. On est dans un système dans lequel aucune règle du code des marchés publics n'est respectée (...). Peu m'importent les raisons, celui qui a passé le marché c'est bien la commune d'Hénin-Beaumont à ce moment-là, et le responsable c'est bien le maire. ", a-t-elle ainsi expliqué.

Alors que le procès se tiendra jusqu’au 14 juin, Gérard Dalongeville encoure jusqu’à 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende. 

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