Un reportage de RTL met en cause le Samu Moselle, qui écarterait systématiquement les étrangers au profit des Français ou des demandeurs d’asile pour l’attribution des places d’hébergement d’urgence.

« Vous n'êtes pas prioritaires. Le problème, c'est qu'on les attribue aux personnes de nationalité française et aux demandeurs d'asile pour le moment ». C’est ce que se seraient vu rétorquer quatre Roumains alors qu’ils appelaient le Samu social de Metz pour trouver un hébergement d’urgence. Des refus, des cas de situations difficiles, voire dramatiques, c’est le quotidien du Samu Moselle, dont le responsable se défend de toute discrimination. « Non, il n'y a pas de hiérarchie dans l'accès aux demandes d'hébergement ! Il n'y a vraiment pas de tri, de priorité et on répond à toutes les demandes d'hébergement » fait-on savoir.

Son de cloche un peu différent du côté de la préfecture, en état d’alerte depuis le déclenchement du plan Grand froid 2, mi-janvier. Si elle admet donner la priorité aux nationaux et aux demandeurs d’asile, elle minore la situation en affirmant que la quasi-totalité des cas sont résolus, et que 1 100 places restent disponibles. Le reportage de RTL serait un cas isolé, « ou on s’est trompé ou il y a eu manipulation ».

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Une non-affaire ? Pas pour Eric Molinié, président du Samu, qui se dit choqué et menace de retirer le label aux antennes récalcitrantes qui n’appliqueraient pas le principe « d’inconditionnalité ». Pour les militants du Collectif de Lutte contre la Misère, ce serait pas moins de cinquante personnes qui se retrouveraient  à la rue faute de réponse favorable.

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