Le veilleur de nuit d’un centre éducatif de formation professionnelle a été sauvagement tué vendredi à Magnac-Laval (Haute-Vienne). Les enquêteurs tentent de déterminer les circonstances de ce crime.

Que s’est-il passé ? Qui s’en est pris à ce veilleur de nuit et pourquoi ? Vendredi à Magnac-Laval (Haute-Vienne), un veilleur de nuit a été sauvagement tué de douze coups de couteau. Au moment des faits, la victime était en poste et s’assurait de protéger l’enceinte d’un centre éducation de formation professionnelle (CEFP). C’est l’un des sept jeunes qui dormaient alors dans le bâtiment qui a donné l’alerte vers minuit. Il aurait entendu des bruits étranges avant d’appeler les secours et de conseiller à ses camarades de rester à l’intérieur. Agés entre 13 et 16 ans, ils ont tous été entendus par la police avant d’être remis en liberté.

"C'était un homme gentil et qui inspirait la confiance"Agé de soixante ans, le veilleur de nuit a été découvert gisant dans une mare de sang au pied d’un escalier du bâtiment. Selon le vice-procureur de Limoges, Goerges Borg, la victime aurait été touchée par des coups de couteau une douzaine de fois et ce, "essentiellement sur le côté gauche du thorax". Elle aurait également été touchée "une fois au niveau de la gorge". Une autopsie doit être pratiquée pour déterminée si "une ou plusieurs armes" ont servi à commettre ce crime. "C'était un homme gentil et qui inspirait la confiance. Je pense qu'il représentait un repère pour ces jeunes aux parcours familiaux souvent douloureux (…) certains d'entre eux l'aimaient vraiment beaucoup", a confié le maire, Jean-Bernard Jarry à propos du veilleur. Quant au motif de cet acte sauvage, les enquêteurs n’ont pour le moment relevé ni traces d’effraction ni vol. D’autres constatations doivent cependant avoir lieu prochainement.

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"Il ne s’agit pas de délinquants"Mais alors qu’aucune piste ne semble s’offrir aux enquêteurs pour expliquer ce crime, le procureur de la République de Limoges, Michel Garrandaux, a annoncé dimanche qu’ "aucune charge" n’avait été retenue à l’encontre des pensionnaires du centre mais que ceux-ci étaient "évidemment très choqués". Il a par ailleurs indiqué que le CEFP resterait "fermé pour les besoins de l’enquête" et qu’en attendant sa réouverture, les élèves seraient placés dans d’autres établissements voisins. "Ce sont des jeunes en grande difficulté, retirés à leur famille et rencontrant des problèmes familiaux, sociaux ou éducatifs, mais il ne s'agit pas de délinquants", a souligné le parquet.  

Vidéo : crime sauvage à Magnac-Laval

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