L’humoriste Guy Bedos était jugé au tribunal correctionnel de Nancy ce lundi pour "injure publique".

"Monsieur Bedos se drape derrière son statut d'humoriste. Or il n'y a pas deux catégories de citoyens", a affirmé Nadine Morano en arrivant au tribunal correctionnel de Nancy ce lundi pour le procès de Guy Bedos. L’humoriste est jugé pour "injure publique", après avoir notamment traité la députée des Républicains de "conne" au cours d’un spectacle à Toul en 2013, où elle était conseillère municipale d’opposition. "Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !", avait-il lancé devant 1 300 personnes.

Nadine Morano estime que Guy Bedos fait preuve "d'une animosité personnelle qui va au-delà de l'engagement politique". Pour se défendre, Guy Bedos a déclaré : "Je suis tout sauf misogyne. On veut m’accuser d’avoir tenu des propos infamants sur les femmes. C’est tout le contraire de mes convictions".

Humour et liberté d’expression au menu du procès

Le président du jury a rappelé que le spectacle était gratuit et qu’il pouvait donc y avoir des militants UMP dans le public. A la barre, Guy Bedos a lancé : "L’humour est une langue étrangère, pour certains il faudrait ajouter des sous-titres".

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Le procureur, au terme d’un réquisitoire assez court, a demandé la condamnation de Guy Bedos à une amende. L’avocat de la défense a quant à lui indiqué : "L’exagération, l’outrance ce sont justement les instruments de l’humour. C’est ce que dit la jurisprudence". Le verdict sera rendu lundi 14 septembre.

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