Après avoir été licencié par "Canal +", Nicolas Canteloup avait saisi la justice qui vient de lui donner gain de cause dans cette affaire. 

Lorsque Nicolas Canteloup a été licencié des "Guignols de l’info" en 2011, ce dernier avait saisi la cour d’appel de Versailles pour obtenir réparation, a rapporté BFM Business.

Les relations entre l’humoriste et Canal+ ont commencé à se détériorer lors de ses débuts dans "C'est Canteloup" sur TF1 en compagnie de Nikos Aliagas. Si au départ, il devait poursuivre sa collaboration, Nulle Part Ailleurs Production, la filiale de Canal + qui produit l’émission, lui a reproché son "comportement imprévisible" provoquant la "désorganisation des services", d’après le mail mettant fin à la collaboration envoyé par le groupe.

Nicolas Canteloup n'avait pas signé de CDI avec "Canal +"

Par ailleurs, l’humoriste souhaitait enregistrer sa voix à distance pour ne pas se déplacer au studio. "Vous vous êtes mis volontairement dans une situation de rupture de collaboration" pour "assurer vos engagements auprès de TF1", peut-on lire dans le mail en question. Le 20 septembre 2011, le groupe Canal + décide donc de rompre le contrat avec l’humoriste. À la suite de son licenciement, il saisit les prud’hommes, qui lui donnent gain de cause.

Durant ses seize années passées au sein du groupe Canal +, Nicolas Canteloup n'avait signé que des CDD et les juges ont donc estimé qu’ils pouvaient être requalifiés en CDI. De plus, enregistrer sa voix à distance était courant pour les "Guignols de l’info". Nulle Part Ailleurs Production lui aurait demandé de venir chaque soir pour éviter qu’il aille à TF1. D’après Nicolas Canteloup, il était victime "d'un contexte de rivalité opposant les deux chaînes de télévision les plus puissantes de France". 

À lire aussi - TF1 : ce qui va bientôt changer dans vos programmes

Publicité
Les juges ont alors rejeté les accusations de "faute grave" de la part du groupe de télévision. Nulle Part Ailleurs Production est condamné à lui payer 22.000 euros d'indemnité de requalification, 150 000 euros pour licenciement, 48 250 euros d'indemnité compensatrice de préavis, 4 825 euros au titre des congés payés et 62. 25 euros d'indemnité légale de licenciement pour un total de 287 000 euros.