En ce sixième jour de grève nationale à la SNCF, la compréhension des usagers vis-à-vis du mouvement s’est rapidement muée en exaspération, en colère. Les "gilets rouges" sont en première ligne. Planet.fr est allé à leur rencontre gare Saint-Lazare à Paris.

©AFP

Il est 11 heures ce lundi gare Saint-Lazare, la directrice commerciale fait le point avec "les gilets rouges" pour ce sixième jour de grève : distributions de gilets et de fiches horaires aux volontaires et dernières indications pour le reste de la journée. Les "gilets rouges", dont certains volontaires venus d’autres services, sont déjà sur le pont depuis l’heure de pointe. Objectifs : encadrer et informer les usagers et permettre aux bacheliers d’arriver à l’heure pour leurs examens.

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"Le mot d’ordre est 'pédagogie'"

Les voyageurs, les yeux rivés sur les écrans scrutent les trains prévus. Et "les gilets rouges" vont à leur rencontre. Pour éviter toute confrontation avec les usagers, fatigués par 6 jours de grèves, les agents ont pour ordre la patience : "Le mot d’ordre est la pédagogie, et les annonces faites en amont facilitent le travail", a confié à Planet.fr l’un d’entre eux. "Ils sont d’ailleurs assez compréhensifs étant donné que nous sommes présents pour eux", explique un autre.

Quelques accrochages ?

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Et quand il est question d’accrochages, d’agressivité de la part des voyageurs, les "gilets rouges" restent calmes : "nous sommes dans l’empathie avec eux, la confrontation ne sert à rien. Ils sont ainsi moins agressifs que prévus". Et certains usagers en deviennent même cyniques après plusieurs jours de galère. "Un client est venu me voir pour une information, puis m’a lancé une blague faisant allusion aux TER trop larges de la SNCF, explique à une de ses collègues un volontaire employé à la SNCF depuis 13 ans, dans ce cas-là, il faut laisser parler et pourquoi pas rire avec eux". Les patrouilles de polices et de la sureté SNCF clôt enfin le dispositif pour éviter tout débordement même si "de manière générale, tout se passe très bien", conclut l’un des gilets rouges.

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mots-clés : Sncf, Paris, Pourquoi, Après, Jour, Usagers
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