Une mère de 30 ans a écopé de deux ans de prison, à Libourne, pour avoir maltraité et privé de nourriture ses sept enfants, âgés de 2 à 17 ans.

Une femme de 30 ans, habitant Libourne, en Gironde, a écopé de deux ans de prison ferme pour avoir frappé, privé de nourriture et d’hygiène ses sept enfants âgés de 2 à 17 ans.

Mardi, la trentenaire était convoquée à la barre du tribunal correctionnel de Libourne pour des privations de soins et d'alimentation ainsi que des violences sur ses enfants sur une période d'au moins six mois

La famille, installée à Sainte-Foy-la-Grande, près de Bordeaux, était suivie par les services sociaux depuis plusieurs mois, sans que ces derniers puissent intervenir. En effet, la mère refusait tout aide de leur part. C’est l’aînée, âgée de 17 ans, qui a fini par appeler "SOS enfants maltraités", rapporte Sud Ouest

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"Un état d’hygiène déplorable"

Lorsque les services sont arrivés au logement, ils ont découvert le sol "jonché d'urine et d'excréments" et un "état d'hygiène tellement déplorable qu'il était impossible de placer les enfants avec d'autres sans voir un médecin au préalable", a expliqué la substitut du procureur, Stéphanie Paguenaud.

En formation coiffure à Bordeaux, la mère était absente du matin au soir et laissait ses enfants livrés à eux-mêmes, aucun père n’étant présent. Elle ne laissait aucune nourriture à disposition et la fratrie devait manger à la cantine scolaire, le midi. L’aînée, née alors que sa mère avait 13 ans, se chargeait de ses frères et sœurs. L’enquête a également révélé que ces derniers subissaient des gifles répétées, explique Sud Ouest

"J'étais seule, débordée"

Alors que l’avocate des parties civiles parlait "d'enfants totalement laissés à l'abandon", le parquet a requis le retrait de l’autorité parentale et trois ans de prison ferme. La mère, en larmes, a alors demandé pardon à ses enfants, dont trois étaient présents à l'audience : "J'étais seule, débordée. Je n'ai pas accepté l'aide des services sociaux car je pensais qu'ils allaient me juger et je ne leur faisais pas confiance".

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Elle a finalement gardé son autorité parentale et a écopé de deux ans de prison. En outre, elle devra verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacun de ses enfants. Ce derniers ont tous été placés chacun de leur côté.

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