Arrêté en avril dernier au Mali, le djihadiste Gilles Le Guen est arrivé ce mardi matin à l’aéroport d’Orly. Il a aussitôt été pris en charge par la Direction centrale du Renseignement intérieur.

Gilles Le Guen est maintenant sur le sol français. Une source proche de son dossier a en effet indiqué que le djihadiste français arrêté en avril dernier au Mali est arrivé ce mardi matin à l’aéroport d’Orly avant d’être immédiatement pris en charge par la Direction centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) et placé en garde à vue. Se faisant appeler Abdel Jelil, l’homme de 58 ans a été arrêté dans la nuit du 28 au 29 avril dans la région de Tombouctou par les forces spéciales françaises. Il avait ensuite été transféré à Bamako, l’armée malienne devant engager une procédure d’expulsion à son encontre. "il avait combattu manifestement déjà dans les groupes jihadistes", a rapporté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian qui a par ailleurs décrit "une dérive individuelle de fanatisme" et "un paumé qui devient terroriste". Fort de la mise en garde à vue du djihadiste, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur a, quant à lui, prévenu : "il va être interrogé. Nous devons savoir quel a été son parcours".

Repéré dans les rangs d’Al-QaïdaUne enquête préliminaire avait été ouverte à l’encontre de Gilles Le Guen  pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, en février. Les services secrets français avaient en effet repéré dès septembre 2012 le Français dans les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Un membre de la sécurité malienne avait alors expliqué que le suspect vivait avec sa famille dans le nord du Mali avant l'arrivée des islamistes et qu'il avait "épousé leurs idées". Selon lui, l'engagement réel de cet aventurier breton était toutefois loin d'être avéré.

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Peu de temps après cette découverte, Gilles Le Guen apparaissait dans une vidéo mise en ligne sur un site d’information mauritanien. Vêtu d’une tunique beige, d’un turban noir, portant une moustache et un bouc, et un fusil-mitrailleur à ses côtés, il avait alors mis en garde "les présidents français, américain" et l'ONU contre une intervention militaire au Mali en préparation contre les groupes islamistes armés qui contrôlaient alors le nord du pays. 

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