Les retombées de Tchernobyl continuent d'empoisonner l'Europe, 30 ans après la catastrophe. La preuve avec ces champignons trouvés en Rhône-Alpes, qui contiennent un taux inquiétant de substances radioactives.

Le 26 avril 1986, de multiples problèmes techniques et négligences ont mené à l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Les particules radioactives libérées par l'accident ont formé des nuages qui ont recouvert une grande partie de l'Europe, notamment la France.

Aujourd'hui, rapporte Le Point, des scientifiques de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) ont récolté, dans la région Rhône-Alpes, des champignons présentant des taux élevés de césium 137. Il s'agit de la principale source de radioactivité des retombées nucléaires, et celle-ci reste active en général pendant... 30 ans.

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"Il n'y a (presque) pas de danger"

Julien Syren, le directeur de l'étude menée sur les champignons des bois de la région, indique au Point que "sur 38 échantillons prélevés, 36 se sont révélés être porteurs de césium 137". Toutefois, selon lui, "il n'y a pas de danger" à les récolter, tant que leur consommation reste "occasionnelle".

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Le plus inquiétant serait plutôt la nouvelle loi que s'apprêtent à voter les gouvernements européens sur le taux de becquerels (qui mesure le taux de radioactivité), fixé aujourd'hui à 100 par kilogramme de champignons frais. Le chercheur accuse l'Europe de s'apprêter "à rehausser ces normes à 1 250 becquerels par kilo frais", et ce "pour des raisons économiques", car "elle anticipe un nouvel accident nucléaire".

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