Après avoir lancé un appel aux dons en sa faveur ce mardi, Frigide Barjot a reçu une lourde vague de critiques sur les réseaux sociaux. L’ancienne chef de file de "la Manif pour tous" a tenu à réagir.

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Menacée d’expulsion de son duplex de 173m² par la Régie immobilière de la ville de Paris, Frigide Barjot se trouve, selon elle, dans le besoin. Dans le but de garder une vie riche et paisible, Virginie Tellenne (de son vrai nom) a utilisé une méthode plutôt à la mode en ce moment : l’appel aux dons. Une démarche qui a déclenché les moqueries sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter. Ian Brossat, chef de file du PC au Conseil de Paris a déclaré : "Frigide #Barjot me rappelle ce que disait Audiard : les cons, ça ose tout".

Après cette polémique liée à cet appel aux dons que certains trouvent déplacé, Frigide Barjot a réagi via un communiqué : "L’appel au don n’est en aucun lien avec l’affaire judiciaire en cours, explique-t-elle. Ce n’est que le moyen aujourd’hui de concourir à la poursuite du mouvement pour le mariage homme/femme et le respect des couples homosexuels". Pourtant, il est difficile d’émettre un rapport entre le mouvement de "la Manif pour tous" et cette demande de dons aux Français. Chez nos confrères de Métro, l’ancienne chef de file de la Manif pour tous expliquait que les "dons aux Z’amis de Frigide Barjot (lui) permettront d’avoir un toit, de nourrir (sa) famille, de payer l’éducation de (ses) enfants (…) et de pouvoir aller éventuellement de temps en temps en vacances". Finissant par, "c’est pour notre survie".

Procès pour "occupation anormale" d’un duplex de 173 m²

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Propriétaires d’un logement de 64m² dans le 10ème arrondissement de la capitale, Frigide Barjot et son mari vivent pourtant dans un duplex de 173m² à deux pas du Champ-de-Mars, appartenant à la ville de Paris. Le couple est accusé d’avoir domicilié sa société Jalons dans leur appartement alors que cette procédure est interdite. De plus, les conjoints se verseraient tous les mois un loyer via la société ce qui leur permettrait de "gonfler artificiellement les charges de la société et donc de payer moins d’impôts". Dans un communiqué, Frigide Barjot déclarait être "sans emploi" et de survivre "en rognant tous les mois sur le capital hérité de (ses) parents". La justice donnera sa réponse le 30 octobre prochain.

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