Mercredi dernier, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) a lancé une procédure d’expulsion à l’encontre de Frigide Barjot et de son mari. Ils occupaient depuis 15 ans un luxueux HLM dans Paris. Ces derniers contestent la décision.  

L’appartement faisait déjà polémique en avril dernier, désormais Frigide Barjot et son époux son priés de déménager. "Une assignation a été délivrée à (l')encontre (des époux Tellenne) pour obtenir la résiliation des baux des logements occupés, suite à l'utilisation continue des lieux à usage commercial par la société Jalons, ainsi que la sous-location.

Ces deux motifs constituent des manquements graves aux obligations des baux d'habitation", affirme le bailleur social. La sous-location de leur appartement à ladite société, (société qu'elle dirige avec son mari) permet ainsi le reversement des loyers en leur faveur. De plus, le bail interdit toute activité commerciale sur le lieu d'habitation.

Pour rappel, Virgine Tellene (alias Frigide Barjot) réside actuellement avec son mari dans un duplex de 173 m², situé sis 51 rue de la Fédération, dans le XVe arrondissement de Paris, non loin du Champ-de-Mars. L’appartement dispose également d’une terrasse, le tout pour un loyer mensuel de 2850 euros, montant bien inférieur au prix du marché. Le loyer originel n’ayant pas pu être augmenté en raison d’une clause sociale utilisée par les locataires se prévalant de leurs faibles revenus. (36 000 euros par an, déclaré il y a 15 ans, lors de leur emménagement).

Les révélation s'accumulent, le couple dément encore

"J'y vois une répression politique" déclare l'ancienne porte-parole de la manif' pour tous à l'AFP. L'Express affirmait pourtant que Bertrand Delanoë avait choisi "d'attendre la fin des manifestations contre le mariage pour tous, afin que cette procédure ne soit pas interprétée comme une volonté de nuire à l'égérie du mouvement."

"Nous voilà soudain en Corée du Nord : parmi la centaine d’articles consacrés à notre cas, aucun ou presque n’envisage un instant l’hypothèse de notre bonne foi" affirme t'elle. "Mon mari est un prolétaire de la plume, il a besoin de sa terrasse pour écrire, nous ne partirons pas". L’assertion oxymorique et fallacieuse est sidérante.

Le 25 juin dernier, Le Figaro révélait l’existence d’un logement de 64m² dans le 10e arrondissement de Paris dont elle est propriétaire. Propriétaire capitaliste immobilière sur Paris et locataire en habitat social, là encore la situation pose des problèmes éthiques et tend à récuser sa bonne foi.

"Non, nous n’habitons pas un HLM. Oui, nous sommes éligibles à ce type de logement intermédiaire. Oui notre déclaration d’impôts est sincère". Clame la locataire du litigieux logement social. Et pour enfoncer encore ses dires, un reportage Zone interdite est réapparu sur la toile, dévoilant le quotidien opulent de Virginie Tellenne qui délègue toutes les tâches de la vie quotidienne à son assistant personnel : ménage, courses, traiteur, de la gestion de ses comptes bancaires jusqu’aux cadeaux d'anniversaire sa fille. 

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La régie immobilière de la ville de Paris donne à ses locataires jusqu’au 3 juillet prochain pour quitter les lieux. Mercredi soir, lors de la soirée de lancement de son mouvement "Avenir pour tous", elle affirmait ne pas vouloir partir et résister.  

 

Crédit photo © AFP

 

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