Des archéologues ont trouvé des objets d’art datant de la Préhistoire à Plougastel, dans le Finistère. Des découvertes réalisées il y a 4 ans mais gardées secrètes pour les protéger.

Une découverte longtemps tenue secrète. Cette semaine, des archéologues ont publié les résultats de leurs fouilles dans la rade de Brest (Finistère),dans une revue scientifique américaine, Plos One, rapporte Le Télégramme. Parmi leurs trouvailles sur le site dans la ville de Plougastel-Daoulas, de nombreux objets d’art datant de 14 000 ans d’une valeur historique comparable à celle des dessins de la grotte de Lascaux, selon les archéologues.

Ce sont des petits silex retrouvés en 2013, sous le lieu appelée le "rocher de l’Impératrice", qui ont conduit les scientifiques a lancé des fouilles approfondies dans la zone. Ils ont alors pu découvrir la gravure d’une tête d’auroch entourée de rayons et celle d’un petit cheval sur des plaques de schiste et de pierre. En tout, ce sont 46 petites gravures qu’ils ont mis au jour, enfouies dans le sol breton, mais dont ils n’ont révélé l’existence que quatre ans après.

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Ces objets d’art ont failli ne jamais être découverts

D’après les scientifiques, ces objets artistiques, datant du paléolithique supérieur, sont une découverte majeure, car peu de traces de cette période ont été mis au jour en Europe. Pourtant, ces objets d’art, qui sont les plus anciens vestiges jamais déterrés en Bretagne, ont failli ne jamais être retrouvés. En effet, après la découverte des silex, les archéologues ont eu des difficultés pour fouiller la zone. "Le problème, c’est qu’il s’agit d’une zone naturelle, sur laquelle il était impossible de faire venir des engins", a expliqué Bernard de Cadenet, adjoint au maire de Plougastel-Daoulas au Télégramme.

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Autre difficulté à laquelle ils ont dû faire face, les pilleurs. Le quotidien régional rapporte que plusieurs intrusions ont eu lieu sur le site, d’où la nécessité de garder le secret sur leurs recherches. Les gravures ont été placées en sécurité, au CEPAM, un laboratoire du CNRS. Le chantier de fouilles devrait reprendre à l’été 2017, les scientifiques espèrent que de nouveaux objets pourront être découverts.

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