Plusieurs personnes âgées et handicapées hospitalisées à Gisors dans l’Eure auraient été victimes de maltraitance de la part d’aides-soignantes. Plus de détails.

D’après une information du Parisien, plusieurs personnes âgées et/ou handicapées ont été victimes de maltraitances dans l’hôpital où elles étaient admises à Gisors dans l’Eure. Alors que les bourreaux présumés seraient deux aides-soignantes, les  faits ont été signalés en mars dernier par un proche de l’une d’entre elles. Dépêchés à l’hôpital, les enquêteurs auraient ensuite trouvé des clichés pris fin 2009-début 2010 et qui seraient attentatoires à la dignité des personnes. Les personnes prises en photos étaient toutes vulnérables en raison de leur âge très avancé, de leur sénilité ou d’un handicap. Toujours d’après les informations du quotidien, les enquêteurs seraient rapidement remontés jusqu’à deux aides-soignantes. L’une d’entres elles, âgé d’une trentaine d’années, serait même considéré comme "la meneuse" de ces jeux dégradants.

Un premier signalement en 2010"Pendant longtemps, l'équipe soignante, dans ce service, a fonctionné en totale autarcie", a par ailleurs rapporté un enquêteur. De son côté, le Parisien rapporté qu’"Il y a plus grave : un rapport rédigé en 2010 par un cadre de l'établissement, signalant sans équivoque des faits de maltraitance, était resté lettre morte". La direction de l’établissement hospitalier – qui n’était pas en poste au moment des faits – a, quant à elle, décidé de suspendre les auteurs présumés de ces sévices.

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Vers des poursuites disciplinaires ? Et alors que l'agence régionale de santé (ARS) a été saisie et qu’une enquête de gendarmerie est actuellement en cours, Loïc Ricour, le directeur santé du défenseur des droits a rédigé un rapport dans lequel il somme la ministre en charge des personnes âgées Michèle Delaunay d’engager des poursuites disciplinaires. "Dans cet établissement comme ailleurs, nous seront d'autant plus vigilants qu'avec le vieillissement de la population, les personnes vulnérables vont progresser. Aujourd'hui déjà, la maltraitance, sur ces patients fragiles représente 25% de nos saisines", a-t-il par ailleurs rappelé.  

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