Ce mercredi 17 décembre, la rédaction de RTL s'est désolidarisée d'Eric Zemmour en réaction à ses propos tenus dans un quotidien italien.

Jusqu’où Eric Zemmour ira-t-il dans la surenchère ? C’est en tout cas la question que se posent politiques et journalistes en réaction aux propos que le polémiste a tenus dans le quotidien italien Corriere della Sera. Même si le journaliste auquel il accordé son entretien a fait savoir que l’auteur du Suicide français n’avait pas employé le mot "déportation", les idées diffusées sont marquées par le sceau de l’islamophobie envisageant l’hypothèse de l’expulsion de 5 millions de musulmans français.

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Mardi 16 décembre, c’est Bruno Leroux, le ministre en charge des relations avec le Parlement, qui a interpellé les médias sur leur responsabilité à accorder une tribune au polémiste. "Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d'abriter de tels propos. L'islamophobie est un racisme qui ne doit plus avoir pignon sur rue dans la République" a-t-il indiqué dans un communiqué. Et pour avoir pignon sur rue, Eric Zemmour est plutôt doué. Outre ses passages réguliers sur les plateaux de télévision, le polémiste est employé par RTL, Le Figaro et iTélé. Et cela n’est pas sans poser problème. 

Au mois de mai déjà, soit avant la publication de son brûlot, le CSA avait "mis fermement en garde RTL" suite à une réclamation du Cran (Conseil représentatif des associations noires) en réaction à une chronique dans laquelle Eric Zemmour évoquait des "bandes" d’étrangers qui "dévalisent, violentent ou dépouillent".

Aujourd’hui, se sont ses confrères de RTL qui se désolidarisent de ses propos. En effet, la rédaction via la société des journalistes a fait savoir par communiqué que les récents propos d’Eric Zemmour "ternissaient les valeurs de vivre ensemble qui ont toujours été soutenues" par la radio.

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Employé par deux autres médias, iTélé et Le Figaro, Eric Zemmour n’a pour l’instant pas fait l’objet de grogne similaire de la part de ses autres confrères. Mais jusqu’à quand ? La question mérite en effet d’être posée dans la mesure où le système de surenchère dans lequel il s’est enfermé pourrait en effet avoir des conséquences juridiques sur ses employeurs notamment concernant l’incitation à la haine entre autres.

A titre d'exemple, l’association SOS Racisme a annoncé mardi qu’elle allait porter plainte contre Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale.

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