Les passagers d'un Boeing en provenance de Turquie ont voyagé jusqu'à Moscou, leur destination, en compagnie du corps d'une femme morte trois quarts d'heure après le décollage.

Certaine de ne pas avoir besoin de son insuline dans l'avion, une femme diabétique de 50 ans est montée à bord d'un Boeing 747 partant de la Turquie en laissant ses médicaments dans la soute. Elle s'était administrée une dose une heure avant le décollage, selon le Daily Express. Malheureusement, trois quarts d'heure après le début du vol, elle a eu une crise sévère d'hypoglycémie.

Malgré la réactivité des membres de l'équipage, elle n'a pas pu être sauvée. Faute d'insuline, son cœur a lâché. Puisque le pilote a refusé d'atterrir en urgence, le cadavre est resté dans la travée centrale de l'appareil jusqu'à ce que ce dernier arrive à Moscou, sa destination. Le vol a duré 3h30.

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L'insuline, indispensable mais fragile

Les occupants de l'avion ont été traumatisés par l'expérience. Peu après l'atterissage du Boeing, qui appartenait à la compagnie Azur Air, l’Autorité civile d’aviation a souhaité s'exprimer. Un porte-parole de l'institution a rappelé, dans des propos rapportés par le Daily Express, qu’"il est essentiel que les passagers diabétiques aient leur équipement adéquat et leurs médicaments dans leur bagage à main".

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Il a ajouté que l’insuline, si elle est "stockée dans la soute", "peut être exposée aux températures" extrêmes qui y règnent, "ce qui pourrait la dégrader". Selon la Fédération Française des Diabétiques, il convient pour les personnes atteintes de séparer ses réserves d'insuline, l'une pouvant aller dans la soute, l'autre dans le bagage à main. Il faut aussi apporter impérativement "des en-cas et de quoi se resucrer et s’hydrater".

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