Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf se cristallise autour de l’endroit où la petite Fiona a été enterrée. Un témoin a enjoint les accusés de révéler où se trouvait le corps de la fillette. 

Alors que le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf s’est ouvert lundi au Puy-en-Velay, le corps de Fiona demeure introuvable. Les accusés ont maintenu avoir enterré la petite fille dans une forêt avoisinante au lac d’Aydat, dans le Puy-de-Dôme. Lors des recherches, en 2013, les enquêteurs n’avaient rien trouvé.

Appelée à témoigner à la barre, une ancienne voisine des deux prévenus, Adeline, a indiqué aux juges que "Cécile (lui) avait confié que Fiona l'énervait parce que son visage lui faisait penser à son père", ce à quoi Cécile Bourgeon a répondu : "Je t'ai jamais dit ça! (...) Ma fille, je l'ai portée, je l'ai aimée, je l'aime toujours!". Adeline lui a alors lancé : "Eh bien si tu aimes ta fille, dis où elle est! (...) Si elle est morte, c'est à cause de toi !" Cécile Bourgeon n’a pas réagi, a relevé France 3.

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"Mais j'ai dit tout ce que je savais"

Cécile Bourgeon s’est dit en "panique" lorqu'elle a retrouvé sa fille décédée, après avoir reçu plusieurs coups mortels. "J’ai couché sa petite sœur, on a pris des médicaments et on s’est endormis. Et puis, lorsqu’on s’est réveillés, on a fait ce qu’on a fait", a-t-elle expliqué. Lorsque l’avocat général lui a demandé : "Comment avez-vous pu, avec la dose de médicaments que vous avez prise, mettre la petite sœur de Fiona dans la voiture, prendre la route et aller enterrer le corps?", la prévenue, citée par France 3, a répondu  : "A force d'en consommer, mon corps s'est habitué".

Plus tard, Berkane Makhlouf a également été pressé par le témoin de révéler l’endroit où se trouvait Fiona : "Mais si t'as dit la vérité, si t'as plus rien à te reprocher, parle, parle ! Dis où elle est enterrée Fiona !" En guise de réponse, celui qui a écopé de 20 ans de prison en première instance, a affirmé ne rien savoir : "Mais j'ai dit tout ce que je savais. Crois-moi, si je savais où elle était enterrée, je le dirais aux enquêteurs. Moi tu sais, j'ai pris 20 ans de réclusion criminelle. Ne pas savoir où elle est enterrée, ça m'enfonce. Je ne mérite pas 20 ans." Cinq jour après l'ouverture du procès, qui se tiendra jusqu'au 20 octobre, le mystère reste entier. 

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