L’entreprise de maçonnerie qui a participé à la construction de l’immeuble dont un balcon s’est soudainement décroché le weekend dernier à Angers, a tenté d’apporter des éléments pour expliquer ce drame, tout en se dédouanant. 

Dans la nuit de samedi à dimanche à Angers, le balcon d’un appartement situé au troisième étage d’un immeuble récent s’est soudainement décroché. Quinze jeunes étaient présents au moment du drame, tous invités à une pendaison de crémaillère. Quatre ont été tués et quatorze autres blessés.

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"Des tâches d’humidité massives"

Depuis, une enquête pour homicide et blessures involontaires a été ouverte. Ce drame est dû à une "défaillance liée à une usure normale", a pointé l’entreprise de maçonnerie qui a participé à la construction de cet immeuble livré en 2000. Dans un communiqué de son avocat, la société Bonnel explique que le procédé utilisé pour la réalisation des balcons "ne présente strictement aucune originalité et (que) la construction a été effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l’art, et sous le contrôle des personnes chargées de vérifier la qualité de ce type d’ouvrage".

Précisant bien que l’entreprise de maçonnerie "n’a pas été d’une quelconque manière concernée par son entretien (celui de l’immeuble, ndlr) ultérieur et sa maintenance", le document ajoute qu’elle "ne peut donc pas s’exprimer sur les conditions dans lesquelles ces balcons auraient présenté une défaillance liée à une usure normale". L’avocat a toutefois indiqué à l’AFP que "des tâches d’humidité massives" sont visibles à l’endroit des balcons sur la façade du bâtiment.

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De son côté, le procureur de la République d’Angers, Yves Gambert, a prévenu que le "cœur de ce dossier va reposer sur la recherche de la cause de l’effondrement, (et que) cette question passera obligatoirement par des actes d’expertises et de recherches techniques". Pas mesure de sécurité, le maire d’Angers, Christophe Béchu a quant à lui pris des arrêtés de "mise en péril" pour les neuf appartements que compte l’immeuble où s’est déroulé le drame.

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